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		<title>Simultan - Benutzerbeiträge [de]</title>
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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Troubles_dissociatifs</id>
		<title>Troubles dissociatifs</title>
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				<updated>2011-02-07T09:25:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Leur regards sur mon front.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce psy. Avec ses tout petits mots, il ne se rendait pas compte. J’ai cru que j’allais devenir fou, me lever, saccager son bureau, faire gicler les lunettes de leur nez, tout ce qui allait avec. Mathilde à côté de moi, comme recroquevillée dans un monde qui ne me concernait pas, me regardait sans me voir. J’ai cru que j’allais devenir fou, et dans un certain sens je le suis devenu. Jörg était comme un esprit projeté dans la salle qui rebondissait des murs et des angles. Pourtant, d’un coup, mon corps s’était fossilisé. Corps cousu à la chaise de cuir comme paralysé par la conscience d’une trahison de premier ordre&amp;amp;nbsp;: celle d’avoir porté en son sein deux êtres distincts et jumeaux. Deux embryons de conscience, Jörg et son meilleur ami Sven. Mon ami Sven. C’était comme si les mots s’effaçaient de ma perception avant même que je ne puisse les formuler. Il me semblait absurde d’avoir une fois été. Aussi. Absurde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Trouble dissociatif de l'identité.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais comme nu dans une pièce stérile. Debout devant le psy, devant Mathilde. Et comme une ritournelle, pourquoi. Pourquoi! Tout ce que j’avais vécu s’était cristallisé sur une vitre que l’on venait de briser sous mes yeux. Encore le son des éclats de verre et des gonds que l’on violente. J’avais la furieuse impression que l’on avait arraché un bout de ma chair dans ce processus. Je laissai échapper un rire nerveux, alors que lorsqu’on commença à me présenter un éventail de nom de pilules différentes et de spécialistes à gants blancs. Je me levai avant de devoir sentir une main sur mon bras, que ce soit celle d’un vieux psy frustré ou d’une femme qui ne me connaissait pas. Je devais partir d’ici et de moi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me devais bien ça. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Troubles]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>Treffpunkt</title>
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				<updated>2011-02-07T09:23:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Jörg&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg avait une sérieuse envie de rire. Ridicule. Cette situation, au comble de l'absurde, était ridicule. Mathilde lui donna un coup de coude dans le flanc. Elle avait une expression très sérieuse, presque triste. Elle chuchote à son oreille. Pourtant, il n'y a personne à part l'imposante réceptionniste et son tout aussi imposant décolleté. Elle aurait pu faire sentinelle d'une forteresse russe enfouie en pleine neige, matrone d'une pizzeria italienne, ou encore sous-chef d'usine, à aboyer des ordres. Mais proposer des cafés, apporter une corbeille de calendriers de l'avent ne lui allait pas. Chez un dentiste, passe encore, mais chez un psy! «&amp;amp;nbsp;Promets-moi de ne pas tout foutre en l'air, promets-moi.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La voix à Mathilde au creux de son oreille. Une ombre de voix. Jörg lui répond d'un grand sourire ironique. Elle serre juste les lèvres. Le psy. Il n'en revenait toujours pas. Mathilde qui l'entraîne chez le psy. Nous avons des problèmes. Je pense très honnêtement que [[Celui du quatrième|tu n'es pas conscient]] de l'ampleur de ce problème. Il déglutit, il soupire, il se renfrogne. Fixer les murs de cette salle d'attente quelconque et ne rien penser. Surtout, ne pas penser que le véritable, seul problème serait sans doute que sa copine couche à droite et gauche. Qu'elle ait déjà dormi chez son meilleur ami. Que son meilleur ami couche avec elle. Qu'il tolère ça. Comme le papier peint qu'il fixe pourrait le tolérer. Il est distrait par un jeune homme qui entre dans la salle. Jeune. Beau. Le type d'homme que Mathilde aimerait. Il jette un coup d'oeil à sa droite. Elle lit le journal. Des mèches tombent devant ses yeux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Thomas&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thomas allait à sa séance chez le psy. Troisième séance, ça n’avait absolument pas de résultats, mais ça le divertissait. Parfois, il se sentait presque lui-même l’âme d’un docteur qui venait soulager les maux du vieil homme. Alors il pensait bien revenir, encore, il le fallait, il ne pouvait laisser ce pauvre Aaron Schmitt sans lui. &amp;lt;br&amp;gt;C’était un lundi matin, et Thomas allait à sa séance chez le psy. En ouvrant la porte du cabinet, il se trouva nez à nez avec la réceptionniste, le crapaud, celle qui avait un nom de vieux bouton moisi. Mais pas seulement. Dans la salle d’attente, deux individus. Une femme, assez belle, la trentaine, était assise à côté d’un homme du même âge, un peu pâlichon. &amp;lt;br&amp;gt;Et puis elle arriva, elle, la jeune fille rousse. Il la fixa, elle sembla étonnée de le voir. Elle vint s’asseoir à côté de lui.&amp;lt;br&amp;gt;Thomas ne savait pas très bien quoi faire, la situation était embarrassante, c’était l’occasion rêvée pour s’adresser à elle, et en même temps, avec tout ce monde… Il s’étonnait lui-même, il n’avait pourtant jamais été du genre timide, plutôt tête brûlée. Mais là, non, là, ça comptait, là, c’était important. Le psy sortit de son cabinet. La femme, l’autre, serra la main du psychiatre avec un sourire aimable. Elle lui présenta le pâlichon, qui était son mari. Etrange, il n’avait pas l’air d’être son mari, tout les opposait, se disait Thomas, mais bon, parfois, c’est comme ça.&amp;lt;br&amp;gt;Est-ce que tout les opposait, avec la fille aux cheveux rouges&amp;amp;nbsp;? Il se dit qu’il pouvait au moins lui demander son nom. Il lui demanda comment elle s’appelait. Elle le fixa un moment, intensément, avant de répondre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Maus&amp;amp;nbsp;». Maus, quel étrange nom, ça lui allait pourtant tellement bien. Maus ne pouvait aller qu’à un individu unique, exceptionnel. Il se sentait idiot de dire son nom, à lui, Thomas, ça sonnait tellement cliché, classique, désuet.&amp;lt;br&amp;gt;Des Thomas, il y en a des centaines, des milliers. Des Thomas Sorel, il y en a sûrement une dizaine. Des Maus&amp;amp;nbsp;? Il en était sûr, il n’y en avait qu’une seule, et c’était elle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maus&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die Türfalle ist kalt, das macht alles nicht besser, widerwillig drückt Maus sie herunter. Sie betritt den Flur. Wenigstens ist es warm hier drin. An der Garderobe neben dem Eingang zieht sie ihren Mantel aus. Verdammt noch mal, denkt sie in sich hinein, als sie hinunter auf ihre Schuhe blickt, wieso bin ich eigentlich hier? Sie hatte sich geschworen, nicht wieder herzukommen. Sie hatte den Termin nicht in ihre Agenda eingetragen gehabt, sie hatte versucht nicht daran zu denken, sie hatte versucht diesen Tag zu übergehen, aber nichts hatte geholfen. Im Gegenteil. Je mehr sie versucht hatte, so zu tun, als gäbe es ihn nicht, desto mehr hatte sie daran gedacht, hatte sich der Termin ihr aufgedrängt. Und jetzt war sie hier. Maus hängt ihren Mantel über den Bügel, nimmt ihre Tasche und geht in Richtung Empfang. Frau Hagebutten sitzt hinter dem Schreibtisch, nickt ihr zu. «Ach, Sie sind etwas früh da. Aber das macht nichts. Setzen Sie sich doch einfach noch einen Moment ins Wartezimmer. Ich habe gerade vorhin ein paar neue Zeitschriften ausgelegt.» Maus denkt: Ich habe nicht kommen wollen und jetzt bin ich sogar zu früh. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Maus das Wartezimmer betritt und in die blauen, verschlafenen Augen sieht, die auf sie gerichtet sind, ist sie verwirrt. Diese Augen, diesen Blick, den kennt sie doch. Nur woher? Sie überlegt, aber sie kommt nicht weit. Er nickt ihr zu und klopft auf den freien Stuhl neben sich. Was soll sie machen? Sich benehmen, wie ein kleines Kind und sich widerwillig irgendwo anders hinsetzten? Ausserdem ist ansonsten nur noch ein einziger Stuhl frei. Ausser dem Unbekannten, den sie irgendwoher kennt, sitzen da ein Mann und eine Frau nebeneinander. Sie ist gross und schlank. Sie hat die langen Beine übereinander geschlagen und ist in einer Zeitschrift vertieft. Er, ein durchschnittlicher Typ, hellbraunes Haar, Bart, normale Kleidung, hat die Hände im Schoss zusammengefaltet und den Blick gegen die weisse Wand gerichtet. Eine komische Kombination, denkt Maus. Der Gedanke sich zu den beiden rüber zu setzten, scheint ihr nicht angenehmer, als sich neben Unbekannten zu hocken, der sie in dem Moment nach ihrem Namen fragt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Aaron  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nom de Dieu&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Le blasphème d’Aaron Schmitt était légitime. La salle d’attente était le théâtre d’un événement hors du commun. &amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Je vais la virer. Je vais la virer&amp;amp;nbsp;», pensa le vieux psychiatre à l’égard de Mme Hagebutten.&amp;lt;br&amp;gt;Celle-ci était assise à son bureau, un café à la main, et lisait un magazine.&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’avez-vous fait encore&amp;amp;nbsp;? Vieille sorcière&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’est-ce qu’elle a la momie&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne leva même pas les yeux de son journal. &amp;lt;br&amp;gt;- Je vous parle de ce qui se passe dans ma salle d’attente. Qu’est-ce que font tous ses patients&amp;amp;nbsp;? &amp;lt;br&amp;gt;- Demandez-le leur.&amp;lt;br&amp;gt;- Vous allez arrêter vos conneries de ménagère écervellées à la recherche du grand amour. Nous ne sommes pas dans un roman, bon sang! Personne n’est en train d’écrire cette histoire&amp;amp;nbsp;! Vous ne trouverez pas le bonheur dans un magazine&amp;amp;nbsp;! C’est la vraie vie&amp;amp;nbsp;! Et votre prince charmant est sûrement un alcoolique écumeur de bars et de bordels&amp;amp;nbsp;! Il ne s’appelle pas Bridges ou Steven mais Jean-Jacques. Il est certainement aveugle et transporte une cabine téléphonique dans son estomac. Grand Dieu, ouvrez-les yeux&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Cette fois, elle leva des yeux mouillés.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Thomas]] [[Category:Maus]] [[Category:Aaron_Schmitt]] [[Category:Jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Sven</id>
		<title>Sven</title>
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				<updated>2011-02-07T09:09:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Un de mes homonymes a péri de joie dans une église suédoise, je ne tiens pas à récidiver, vous dirait Sven si vous le surpreniez un jour de pluie, éplucheur dans la main. Mais [[Jörg|moi]], je l'observe toujours de loin, car il ne porte à mon goût aucun imperméable aussi bien que celui de la récidive. C'est un garçon étrange, qui jamais ne pénétra à nouveau dans un Ikea après avoir interprété ce funeste récit de Selma Lagerlöf comme le concernant. Bon, cela relève certainement de la superstition, me direz-vous, mais il faut lui reconnaître de l'esprit&amp;amp;nbsp;: en dehors d'une église suédoise, il n'y a en Suisse rien de plus semblable à une église suédoise qu'Ikea. Là où le bât blesse, c'est qu'on ne peut attribuer après mûre réflexion cette résolution qu'à deux causes&amp;amp;nbsp;: une imagination exacerbée ou un esprit extrêmement matériel. Vous conviendrez que tout un chacun ne peut s'imaginer éteint de joie par l'acquisition de nouveaux meubles, encore moins par la contemplation de ceux-ci, les exposés veillant à un équilibre précis entre le bon goût et le goût des autres. À moins d'être littéralement possédé par la consommation ou l'art du compromis. Promis à tous, même vous.&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|sven]] [[Category:Jörg|sven]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Abricoderm</id>
		<title>Abricoderm</title>
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				<updated>2011-02-07T09:08:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;La dernière fois que je me suis rendu chez lui, un tube de pommade traînait sur la table de la cuisine, où il m’avait commodément invité à m’asseoir pour un café nécessaire. Il était onze heures, mais lui, à peine levé quand j’étais arrivé, dédaignant les règles élémentaires de politesse m’avait laissé en tête à tête avec sa boîte de cornflakes, son bol à moitié vide, avec ces pétales collés au hasard de sa consommation. C’était bien la seule preuve que j’avais de ne pas l’avoir réveillé en ne sonnant pas à sa porte (il n’y a plus de sonnette depuis des années), mais en y frappant comme un sourd. Donc quand je dis « invité à m’asseoir », je reste très précis. Sven ne m’avait pas invité au café, c’est moi qui avais dû le tirer de son infâme machine. Donc, pour en revenir à nos tubes, cet abandon matinal, du moins avant-midi, m’avait jeté dans un état de curiosité profonde. Après avoir pris connaissance du jeu derrière sa boîte de cornflakes, je me suis jeté sur ce tube, blanc, l’ai pris et retourné. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un abricot sur sa proue nous livrait à mille suggestions par sa ligne coquine et sa peau rougissante. On était vite éclairé que la seule raison de sa présence, du moins officielle, était de légitimer la présence de noyaux d’abricots dans la pommade. Le nom par contre faisait pauvre mine, je devais l'avouer. Peut-être parce qu'il se retrouvait relégué à deux lignes et qu'il privait l'abricot de son t, tout comme derm ne pouvait être qu'un autre être amputé, dont la consonance seule évoquait notre chère langue.&amp;amp;nbsp;Étrange, Sven, je ne t’imaginais pas prompt aux coquetteries de derme. Quel ne fut pas mon choc, quand en retournant l’aimable tube (ne serait-ce que parce qu’on aime les abricots) de voir inscrit à sa poupe «&amp;amp;nbsp;pour soigner les seins lors de l’allaitement&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;. En fait, le prix me stupéfia presque autant, car il dépassait tout ce qu’on aurait pu demander pour 50&amp;amp;nbsp;ml du meilleur [[Pour la route|Glenmorangie]] (et on obtenait pour ce dernier un graphisme dyslexique). Crève charogne, m’exclamai-je tout bas en songeant au nombre de fois où mon ingrat ami avait prétexté un trou dans son porte-monnaie pour ne pas me payer une goutte de ce noble nectar. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cet instant même, les éclaboussures d’eau s’arrêtèrent. Je pris le tube dans ma main, une fois de plus et me redressait, le coeur vaillant, le café oublié. Il fallait que j’en aie le coeur net. Pour moi, beaucoup de choses dépendaient de [[Symétrie automnale de l'hiver|sa réponse]] à ma question.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|Abricoderm]] [[Category:Jörg|Abricoderm]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/J%C3%B6rg</id>
		<title>Jörg</title>
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				<updated>2011-02-07T09:02:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Je me demande si je suis ici uniquement pour vous parler de mon ami Sven ou si vous m'avez convoqué pour quelque chose d'autre. Et si c'était [[Troubles dissociatifs|quelque chose de plus grave]], hein? Moi je trouverais ça drôle, que ce soit grave. Au moins, cela mettrait un peu de quelque chose d'autre dans ma vie. Je voulais dire piment, mais qu'avons-nous tous à parler de piment quand on veut exprimer l'imprévu? L'imprévu il ne t'arrache pas la gorge, il &amp;amp;nbsp;te claque sous le nez comme une grenouille d'autoroute. Oui, parfaitement. Alors, je m'en fous que ça n'existe pas, les grenouilles d'autoroute, on parle bien d'animaux domestiques et pourtant c'est un principe tout autant accepté par notre société que la mort non spectaculaire mais attristante de ces hordes d'amphibiens [[Pour la route|en migration]]. Et si vous voulez chipoter sur la migration, vous savez, je crois que je pourrais perdre mon calme, parce que j'aime bien m'expliquer, mais quand même. Quant à la question de l'accord d'autoroute dans le groupe nominal «grenouilles d'autoroute», c'est parce qu'une grenouille, ça m'étonnerait qu'elle s'emploie à la fréquentation de plusieurs autoroutes. Voilà! Non mais... D'habitude on me laisse parler quand je cause. Oui, osez mettre le mot, je suis intolérant! Bravo, cette société gangrenée, où la catégorisation sauve. Vous êtes fier, au moins vous savez comment m'appeler, maintenant, plus besoin de savoir mon nom. Ça tombe bien, j'avais pas envie de connaître le vôtre.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|jörg]] [[Category:Sven|jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Simultan:B%C3%BCcher/Carnet_de_Rendez-vous</id>
		<title>Simultan:Bücher/Carnet de Rendez-vous</title>
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				<updated>2011-01-21T08:50:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Gespeichertes Buch}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Carnet de Rendez-vous ==&lt;br /&gt;
:[[Carnet de rendez-vous]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 1 | Kapitel 1&lt;br /&gt;
:[[Aaron Schmitt]]&lt;br /&gt;
:[[Maus]]&lt;br /&gt;
:[[Jörg]]&lt;br /&gt;
:[[Thomas Sorel]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 2 | Kapitel 2&lt;br /&gt;
:[[Equilibre]]&lt;br /&gt;
:[[24 octobre, 9 h 20]]&lt;br /&gt;
:[[Aarons Heft]]&lt;br /&gt;
:[[Sven]]&lt;br /&gt;
:[[Voyage en train]]&lt;br /&gt;
:[[Institut cinématographique Biennois]]&lt;br /&gt;
:[[Mathilde]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 3 | Kapitel 3&lt;br /&gt;
:[[La jeune fille rousse]]&lt;br /&gt;
:[[Abschaum der Tage]]&lt;br /&gt;
:[[Exquis]]&lt;br /&gt;
:[[Thérapie capillaire]]&lt;br /&gt;
:[[Symétrie automnale de l'hiver]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 4 | Kapitel 4&lt;br /&gt;
:[[Le Profil]]&lt;br /&gt;
:[[Seesack]]&lt;br /&gt;
:[[Da passt alles rein, was ich tagsüber so brauche]]&lt;br /&gt;
:[[Jean-Sol Partre]]&lt;br /&gt;
:[[Instants Anodins]]&lt;br /&gt;
:[[Abricoderm]]&lt;br /&gt;
:[[Pour la route]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 5 | Kapitel 5&lt;br /&gt;
:[[M. Poe]]&lt;br /&gt;
:[[La Mallette]]&lt;br /&gt;
:[[Die Entführung]]&lt;br /&gt;
:[[Zuhaus]]&lt;br /&gt;
:[[VERRÜCKT]]&lt;br /&gt;
:[[Une clope après l'amour]]&lt;br /&gt;
:[[Bien.]]&lt;br /&gt;
:[[Celui du quatrième]]&lt;br /&gt;
:[[Ma seconde paire d'yeux]]&lt;br /&gt;
:[[Aaron Schmitt le fataliste]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 7 | Kapitel 7&lt;br /&gt;
:[[Treffpunkt]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 6 | Kapitel 6&lt;br /&gt;
:[[Un coup de dés jamais n'abolira le hasard]]&lt;br /&gt;
:[[Die Schublade]]&lt;br /&gt;
:[[Schlaflos]]&lt;br /&gt;
:[[Die Stimme]]&lt;br /&gt;
:[[Eine Woche später]]&lt;br /&gt;
:[[Souvenir d'enfance]]&lt;br /&gt;
;Chapitre 8 | Kapitel 8&lt;br /&gt;
:[[Dialogue Clair-obscure]]&lt;br /&gt;
:[[L'existence est ailleurs]]&lt;br /&gt;
:[[Amerika, London West, Winterthur, Biel etc.]]&lt;br /&gt;
:[[Troubles dissociatifs]]&lt;br /&gt;
:[[Society, I hope you're not lonely without me]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kategorie:Bücher|Bücher/Carnet de Rendez-vous]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Troubles_dissociatifs</id>
		<title>Troubles dissociatifs</title>
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				<updated>2011-01-20T15:31:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Leur regards sur mon front.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce psy. Avec ses tout petits mots, il ne se rendait pas compte. J’ai cru que j’allais devenir fou, me lever, saccager son bureau, faire gicler les lunettes de leur nez, tout ce qui allait avec. Mathilde à côté de moi comme, recroquevillée dans un monde qui ne me concernait pas, me regardait sans me voir. J’ai cru que j’allais devenir fou, et dans un certain sens je le suis devenu. Jörg était comme un esprit projeté dans la salle rebondissait des murs et des angles. Pourtant, d’un coup, mon corps s’était fossilisé. Corps cousu à la chaise de cuir comme paralysé par la conscience d’une trahison de premier ordre&amp;amp;nbsp;: celle d’avoir porté en son sein deux êtres distincts et jumeaux. Deux embryons de conscience, Jörg et son meilleur ami Sven. Mon ami Sven. C’était comme si les mots s’effaçaient de ma perception avant même que je ne puisse les formuler. Il me semblait absurde d’avoir une fois été. Aussi. Absurde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Trouble dissociatif de l'identité.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais comme nu dans une pièce stérile. Debout devant le psy, devant Mathilde. Et comme une ritournelle, pourquoi. Pourquoi! Tout ce que j’avais vécu s’était cristallisé sur une vitre que l’on venait de briser sous mes yeux. Encore le son des éclats de verre et des gonds que l’on violente. J’avais la furieuse impression que l’on avait arraché un bout de ma chair dans ce processus. Je laissai échapper un rire nerveux, alors que lorsqu’on commença à me présenter un éventail de nom de pilules différentes et de spécialistes à gants blancs. Je me levai avant de devoir sentir une main sur mon bras, que ce soit celle d’un vieux psy frustré ou d’une femme qui ne me connaissait pas. Je devais partir d’ici et de moi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me devais bien ça. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Troubles]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Troubles_dissociatifs</id>
		<title>Troubles dissociatifs</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Leur regards sur mon front.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce psy. Avec ses tout petits mots, il ne se rendait pas compte. J’ai cru que j’allais devenir fou, me lever, saccager son bureau, faire gicler les lunettes de leur nez, tout ce qui allait avec. Mathilde à côté de moi comme, recroquevillée dans un monde qui ne me concernait pas, me regardait sans me voir. J’ai cru que j’allais devenir fou, et dans un certain sens je le suis devenu. Jörg était comme un esprit projeté dans la salle rebondissait des murs et des angles. Pourtant, d’un coup, mon corps s’était fossilisé. Corps cousu à la chaise de cuir comme paralysé par la conscience d’une trahison de premier ordre&amp;amp;nbsp;: celle d’avoir porté en son sein deux êtres distincts et jumeaux. Deux embryons de conscience, Jörg et son meilleur ami Sven. Mon ami Sven. C’était comme si les mots s’effaçaient de ma perception avant même que je ne puisse les formuler. Il me semblait absurde d’avoir une fois été. Aussi. Absurde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Trouble dissociatif de l'identité.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais comme nu dans une pièce stérile. Debout devant le psy, devant Mathilde. Et comme une ritournelle, pourquoi. Pourquoi! Tout ce que j’avais vécu s’était cristallisé sur une vitre que l’on venait de briser sous mes yeux. Encore le son des éclats de verre et des gonds que l’on violente. J’avais la furieuse impression que l’on avait arraché un bout de ma chair dans ce processus. Je laissai échapper un rire nerveux, alors que lorsqu’on commença à me présenter un éventail de nom de pilules différentes et de spécialistes à gants blancs. Je me levai avant de devoir sentir une main sur mon bras, que ce soit celle d’un vieux psy frustré ou d’une femme qui ne me connaissait pas. Je devais partir d’ici et de moi. Je me devais bien ça. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Troubles]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Troubles_dissociatifs</id>
		<title>Troubles dissociatifs</title>
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				<updated>2011-01-20T15:29:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Leur regards sur mon front.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce psy. Avec ses tout petits mots, il ne se rendait pas compte. J’ai cru que j’allais devenir fou, me lever, saccager son bureau, faire gicler les lunettes de leur nez, tout ce qui allait avec. Mathilde à côté de moi comme, recroquevillée dans un monde qui ne me concernait pas, me regardait sans me voir. &lt;br /&gt;
J’ai cru que j’allais devenir fou, et dans un certain sens je le suis devenu. Jörg était comme un esprit projeté dans la salle rebondissait des murs et des angles. Pourtant, d’un coup, mon corps s’était fossilisé. Corps cousu à la chaise de cuir comme paralysé par la conscience d’une trahison de premier ordre : celle d’avoir porté en son sein deux êtres distincts et jumeaux. Deux embryons de conscience, Jörg et son meilleur ami Sven. &lt;br /&gt;
Mon ami Sven. &lt;br /&gt;
C’était comme si les mots s’effaçaient de ma perception avant même que je ne puisse les formuler. Il me semblait absurde d’avoir une fois été. Aussi. &lt;br /&gt;
Absurde.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Trouble dissociatif de l'identité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais comme nu dans une pièce stérile. Debout devant le psy, devant Mathilde. Et comme une ritournelle, pourquoi. Pourquoi! Tout ce que j’avais vécu s’était cristallisé sur une vitre que l’on venait de briser sous mes yeux. Encore le son des éclats de verre et des gonds que l’on violente. J’avais la furieuse impression que l’on avait arraché un bout de ma chair dans ce processus. &lt;br /&gt;
Je laissai échapper un rire nerveux, alors que lorsqu’on commença à me présenter un éventail de nom de pilules différentes et de spécialistes à gants blancs. Je me levai avant de devoir sentir une main sur mon bras, que ce soit celle d’un vieux psy frustré ou d’une femme qui ne me connaissait pas. Je devais partir d’ici et de moi.&lt;br /&gt;
Je me devais bien ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Troubles]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>Troubles dissociatifs</title>
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				<updated>2011-01-14T11:00:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Leur regards sur mon front.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Troubles]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Sym%C3%A9trie_automnale_de_l%27hiver</id>
		<title>Symétrie automnale de l'hiver</title>
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				<updated>2011-01-14T10:53:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Un dimanche blanc était tombé sur nous. Il nous arrive trop souvent de l’appeler gris quand il ne l’est pas, symétrie d’une chute de neige d’octobre. Le ciel assourdissait tous les bruits et m’assourdissait aussi l’âme. J’avais rassemblé mon énergie pour m’échouer sur le canapé, la tête renversée sans voir le plafond et profitait de l’indifférence de mon compagnon pour jouer à mon aise mon rôle de baleine en danger de mort. Sven m’hébergeait pour quelques jours, car je m’étais brouillé avec Mathilde. Ce n’était pas la première fois ni la dernière fois que cela m’arrivait et même si. Cela me jetait dans une mélancolie vague. Le ciel d’automne contribuait plus à noircir mes pensées de sa clarté mensongère.&amp;lt;br&amp;gt;Plusieurs fois, mon ami fit passer son ombre dans mon champ de perception. Une casserole qui tinte sur la cuisinière, le gaz qu’on allume, qui me ramenait au magistral ''Alan’s psychedelic breakfast'', et me donnait l’excuse d’autres treize minutes d’hallucinose.&amp;lt;br&amp;gt;J’enviais Sven pour sa cuisinière à gaz et pour son plafond boisé, pour son manque d’attaches aux femmes et pour son flegme. Je l’enviais pour ses mains de musicien qui pouvaient être comparées à l’architecture de Calatrava dans la finesse de leur tension.&amp;amp;nbsp;Peut-être aussi plaignais-je les femmes tombées amoureuses de lui à cause de ces mêmes mains.Est-ce que Mathilde aurait [[Mathilde|aussi]] cédé face à ces mains-là&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;L’odeur du café qui émanait de la tasse qu’il posa devant moi me fit sortir de ma léthargie. Naturellement que j’avais passé ces troubles identitaires. Je me serais presque convaincu, un autre jour. Sans doute une autre illusion d’une longue liste que de vieillir réglait ce genre de problèmes.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Arrête de broyer du noir dans mon salon, tu vas finir par faire des taches.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Je me redressai, alerté par le fait que Sven se manifeste.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Et le Glenmorangie&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– [[Pour la route|Tu n’es pas assez mal pour ça]]. D'ailleurs, je l’ai fini l’autre jour devant un film de Jim Jarmusch. &amp;lt;br&amp;gt;– Tu ne fumes même pas, pourquoi te complaire devait ces héroïnes sombres&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– Depuis quand ne remarques-tu plus mes cendriers&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– Depuis quand est-ce que j’oublierais que ce sont tes femmes qui remplissent tes cendriers&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;» Pour toute réponse, il s’empara de ma tasse de café pour y dérober une gorgée. Je suis chez moi, je peux reprendre ce que je donne sans voler. C’était un principe magnifié par son culot. Il l’aurait fait avec n’importe quel invité sans arrières-pensées. Quelqu’un de mesquin comme vous et moi pour punir ces propos déplacés, mais Sven avait déjà oublié ce que je venais de lui répondre. La parole était pour lui un microcosme humain autarcique, placé quelque part derrière notre ménisque droit.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|symétrie]] [[Category:Jörg|symétrie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Sven</id>
		<title>Sven</title>
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				<updated>2011-01-14T10:47:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Un de mes homonymes a péri de joie dans une église suédoise, je ne tiens pas à récidiver, vous dirait Sven si vous le surprenez un jour de pluie, éplucheur dans la main. Mais [[Jörg|moi]], je l'observe toujours de loin, car il ne porte à mon goût aucun imperméable aussi bien que celui de la récidive. C'est un garçon étrange, qui jamais ne pénétra à nouveau dans un Ikea après avoir interprété ce funeste récit de Selma Lagerlöf comme le concernant. Bon, cela relève certainement de la superstition, me direz-vous, mais il faut lui reconnaître de l'esprit&amp;amp;nbsp;: en dehors d'une église suédoise, il n'y a en Suisse rien de plus semblable à une église suédoise qu'Ikea. Là où le bât blesse, c'est qu'on ne peut attribuer après mûre réflexion cette résolution qu'à deux causes&amp;amp;nbsp;: une imagination exacerbée ou un esprit extrêmement matériel. Vous conviendrez que tout un chacun ne peut s'imaginer éteint de joie par l'acquisition de nouveaux meubles, encore moins par la contemplation de ceux-ci, les exposés veillant à un équilibre précis entre le bon goût et le goût des autres. À moins d'être littéralement possédé par la consommation ou l'art du compromis. Promis à tous, même vous.&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|sven]] [[Category:Jörg|sven]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Sven</id>
		<title>Sven</title>
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				<updated>2011-01-14T10:45:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Un de mes homonymes a péri de joie dans une église suédoise, je ne tiens pas à récidiver, vous dirait Sven si vous le surprenez un jour de pluie, éplucheur dans la main. Mais [[Jörg|moi]], je l'observe toujours de loin, car il ne porte à mon goût aucun imperméable aussi bien que celui de la récidive. C'est un garçon étrange, qui jamais ne pénétra à nouveau dans un Ikea après avoir interprété ce funeste récit de Selma Lagerlöf comme le concernant. Bon, cela relève certainement de la superstition, me direz-vous, mais il faut lui reconnaître de l'esprit&amp;amp;nbsp;: en dehors d'une église suédoise, il n'y a en Suisse rien de plus semblable à une église suédoise qu'Ikea. Là où le bât blesse, c'est qu'on ne peut attribuer après mûre réflexion cette résolution qu'à deux causes&amp;amp;nbsp;: une imagination exacerbée ou un esprit extrêmement matériel. Vous conviendrez que tout un chacun ne peut s'imaginer éteint de joie par l'acquisition de nouveaux meubles, encore moins par la contemplation de ceux-ci, les exposés veillant à un équilibre précis entre le bon goût et le goût des autres, à moins d'être littéralement possédé par la consommation ou l'art du compromis. Promis à tous, même vous.&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|sven]] [[Category:Jörg|sven]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/24_octobre,_9_h_20</id>
		<title>24 octobre, 9 h 20</title>
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				<updated>2011-01-14T10:41:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;J’ai les mains froides.&amp;lt;br&amp;gt;Devant moi, la chaîne à rouleau de l’usine. Grinçante et morne. Chaque fois que je la retrouve, je dois rire jaune. Trier des champignons, les emballer, coller les étiquettes, prendre le carton et remplir. J’en suis au remplissage. Déjà plus d’une heure que je me réfugie dans un coin sombre de mon esprit pour ne plus trop savoir ce que je fais. Ennui. Pas tout en même temps, pas trop vite. La même tâche par tranche de deux heures. Il fait froid&amp;amp;nbsp;; règle universelle des usines alimentaires. &amp;lt;br&amp;gt;On nous donne de ces tabliers, qui s’ils étaient dans une cuisine seraient de mauvais goût. Là, ils sont convenables. Appropriés, pas beaux. Tout de même. Jaunes. Ou bruns. Je ne pourrais pas dire.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque matin devrait être le dernier.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits des machines, la lumière crue, la tôle. &amp;lt;br&amp;gt;On se croirait dans ''Les Temps modernes'' de Charlie Chaplin, en moins drôle. Ça a de quoi pousser au suicide. J’en connais qui y passent leur vie. Seul moment où je suis véritablement conscient de ma chance. Pour moi, ce n’est qu’un passage.&amp;lt;br&amp;gt;En été, c’était l’esclavage. Blanchir à vue d’oeil sous les néons. Dire que d’autres sentaient le soleil jusqu’à l’intérieur de leurs tripes. Quelque part.&amp;lt;br&amp;gt;Ça vous rend maigre, ça vous coupe l’appétit, ces champignons. Pendant huit heures d’affilée. Je ne peux ni les voir, ni les sentir une fois sorti. De là à en manger. J’en cauchemarde, parfois. Il faut croire que mon imaginaire n’a rien de mieux à rêver. Ça me désole.&amp;lt;br&amp;gt;Je croyais qu’en automne la tâche serait moins ingrate.&amp;lt;br&amp;gt;Grave erreur.&amp;lt;br&amp;gt;La brume, le froid de la bise, la couleur des feuilles, leur danse, leur éclat me rendent plus nostalgique de la nature que jamais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, rien ne change. Moi. L’usine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg]] [[Category:Vendredi_29_octobre_2010|29]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Treffpunkt</id>
		<title>Treffpunkt</title>
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				<updated>2011-01-14T10:39:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Jörg&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg avait une sérieuse envie de rire. Ridicule. Cette situation, au comble de l'absurde, était ridicule. Mathilde lui donna un coup de coude dans le flanc. Elle avait une expression très sérieuse, presque triste. Elle chuchote à son oreille. Pourtant, il n'y a personne à part l'imposante réceptionniste et son tout aussi imposant décolleté. Elle aurait pu faire sentinelle d'une forteresse russe enfouie en pleine neige, matrone d'une pizzeria italienne, ou encore sous-chef d'usine, à aboyer des ordres. Mais proposer des cafés, apporter une corbeille de calendriers de l'avent ne lui allait pas. Chez un dentiste, passe encore, mais chez un psy! «&amp;amp;nbsp;Promets-moi de ne pas tout foutre en l'air, promets-moi.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La voix à Mathilde au creux de son oreille. Une ombre de voix. Jörg lui répond d'un grand sourire ironique. Elle serre juste les lèvres. Le psy. Il n'en revenait toujours pas. Mathilde qui l'entraîne chez le psy. Nous avons des problèmes. Je pense très honnêtement que [[Celui du quatrième|tu n'es pas conscient]] de l'ampleur de ce problème. Il déglutit, il soupire, il se renfrogne. Fixer les murs de cette salle d'attente quelconque et ne rien penser. Surtout, ne pas penser que le véritable, seul problème serait sans doute que sa copine couche à droite et gauche. Qu'elle a déjà dormi chez son meilleur ami. Que son meilleur ami couche avec elle. Qu'il tolère ça. Comme le papier peint qu'il fixe pourrait le tolérer. Il est distrait par un jeune homme qui entre dans la salle. Jeune. Beau. Le type d'homme que Mathilde aimerait. Il jette un coup d'oeil à sa droite. Elle lit le journal. Des mèches tombent devant ses yeux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Thomas&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thomas allait à sa séance chez le psy. Troisième séance, ça n’avait absolument pas de résultats, mais ça le divertissait. Parfois, il se sentait presque lui-même l’âme d’un docteur qui venait soulager les maux du vieil homme. Alors il pensait bien revenir, encore, il le fallait, il ne pouvait laisser ce pauvre Aaron Schmitt sans lui. &amp;lt;br&amp;gt;C’était un lundi matin, et Thomas allait à sa séance chez le psy. En ouvrant la porte du cabinet, il se trouva nez à nez avec la réceptionniste, le crapaud, celle qui avait un nom de vieux bouton moisi. Mais pas seulement. Dans la salle d’attente, deux individus. Une femme, assez belle, la trentaine, était assise à côté d’un homme du même âge, un peu pâlichon. &amp;lt;br&amp;gt;Et puis elle arriva, elle, la jeune fille rousse. Il la fixa, elle sembla étonnée de le voir. Elle vint s’asseoir à côté de lui.&amp;lt;br&amp;gt;Thomas ne savait pas très bien quoi faire, la situation était embarrassante, c’était l’occasion rêvée pour s’adresser à elle, et en même temps, avec tout ce monde… Il s’étonnait lui-même, il n’avait pourtant jamais été du genre timide, plutôt tête brûlée. Mais là, non, là, ça comptait, là, c’était important. Le psy sortit de son cabinet. La femme, l’autre, serra la main du psychiatre avec un sourire aimable. Elle lui présenta le pâlichon, qui était son mari. Etrange, il n’avait pas l’air d’être son mari, tout les opposait, se disait Thomas, mais bon, parfois, c’est comme ça.&amp;lt;br&amp;gt;Est-ce que tout les opposait, avec la fille aux cheveux rouges&amp;amp;nbsp;? Il se dit qu’il pouvait au moins lui demander son nom. Il lui demanda comment elle s’appelait. Elle le fixa un moment, intensément, avant de répondre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Maus&amp;amp;nbsp;». Maus, quel étrange nom, ça lui allait pourtant tellement bien. Maus ne pouvait aller qu’à un individu unique, exceptionnel. Il se sentait idiot de dire son nom, à lui, Thomas, ça sonnait tellement cliché, classique, désuet.&amp;lt;br&amp;gt;Des Thomas, il y en a des centaines, des milliers. Des Thomas Sorel, il y en a sûrement une dizaine. Des Maus&amp;amp;nbsp;? Il en était sûr, il n’y en avait qu’une seule, et c’était elle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maus&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die Türfalle ist kalt, das macht alles nicht besser, widerwillig drückt Maus sie herunter. Sie betritt den Flur. Wenigstens ist es warm hier drin, denkt sie. An der Garderobe neben dem Eingang zieht sie ihren Mantel aus. Verdammt noch mal, denkt sie in sich hinein, als sie hinunter auf ihre Schuhe blickt, wieso bin ich eigentlich hier? Sie hatte sich geschworen, nicht wieder herzukommen. Sie hatte den Termin nicht in ihre Agenda eingetragen gehabt, sie hatte versucht nicht daran zu denken, sie hatte versucht diesen Tag zu übergehen, aber nichts hatte geholfen. Im Gegenteil. Je mehr sie versucht hatte, so zu tun, als gäbe es ihn nicht, desto mehr hatte sie daran gedacht, hatte sich der Termin ihr aufgedrängt. Und jetzt war sie doch hier. Maus hängt ihren Mantel über den Bügel, nimmt ihre Tasche und geht in Richtung Empfang. Frau Hagebutten sitzt hinter dem Schreibtisch, nickt ihr zu. «Ach, Sie sind etwas früh da. Aber das macht nichts. Setzen Sie sich doch einfach noch einen Moment ins Wartezimmer. Ich habe gerade vorhin ein paar neue Zeitschriften ausgelegt.» Maus denkt: Ich habe nicht kommen wollen und jetzt bin ich sogar zu früh. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Maus das Wartezimmer betritt und in die blauen, verschlafenen Augen sieht, die auf sie gerichtet sind, ist sie verwirrt. Diese Augen, diesen Blick, den kennt sie doch. Nur woher? Sie überlegt, aber sie kommt nicht weit. Er nickt ihr zu und klopft auf den freien Stuhl neben sich. Was soll sie machen? Sich benehmen, wie ein kleines Kind und sich widerwillig irgendwo anders hinsetzten? Ausserdem ist ansonsten nur noch ein einziger Stuhl frei. Ausser dem Unbekannten, den sie irgendwoher kennt, sitzen da ein Mann und eine Frau nebeneinander. Sie ist gross und schlank. Sie hat die langen Beine übereinander geschlagen und ist in einer Zeitschrift vertieft. Er, ein durchschnittlicher Typ, hellbraunes Haar, Bart, normale Kleidung, hat die Hände im Schoss zusammengefaltet und den Blick gegen die weisse Wand gerichtet. Eine komische Kombination, denkt Maus. Der Gedanke sich zu den beiden rüber zu setzten, scheint ihr nicht angenehmer, als sich neben Unbekannten zu hocken, der sie in dem Moment nach ihrem Namen fragt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Aaron  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nom de Dieu&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Le blasphème d’Aaron Schmitt était légitime. La salle d’attente était le théâtre d’un événement hors du commun. &amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Je vais la virer. Je vais la virer&amp;amp;nbsp;», pensa le vieux psychiatre à l’égard de Mme Hagebutten.&amp;lt;br&amp;gt;Celle-ci était assise à son bureau, un café à la main, et lisait un magazine.&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’avez-vous fait encore&amp;amp;nbsp;? Vieille sorcière&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’est-ce qu’elle a la momie&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne leva même pas les yeux de son journal. &amp;lt;br&amp;gt;- Je vous parle de ce qui se passe dans ma salle d’attente. Qu’est-ce que font tous ses patients&amp;amp;nbsp;? &amp;lt;br&amp;gt;- Demandez-le leur.&amp;lt;br&amp;gt;- Vous allez arrêter vos conneries de ménagère écervellées à la recherche du grand amour. Nous ne sommes pas dans un roman, bon sang! Personne n’est en train d’écrire cette histoire&amp;amp;nbsp;! Vous ne trouverez pas le bonheur dans un magazine&amp;amp;nbsp;! C’est la vraie vie&amp;amp;nbsp;! Et votre prince charmant est sûrement un alcoolique écumeur de bars et de bordels&amp;amp;nbsp;! Il ne s’appelle pas Bridges ou Steven mais Jean-Jacques. Il est certainement aveugle et transporte une cabine téléphonique dans son estomac. Grand Dieu, ouvrez-les yeux&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Cette fois, elle leva des yeux mouillés.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Thomas]] [[Category:Maus]] [[Category:Aaron_Schmitt]] [[Category:Jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Treffpunkt</id>
		<title>Treffpunkt</title>
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				<updated>2011-01-14T10:38:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Jörg&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg avait une sérieuse envie de rire. Ridicule. Cette situation, au comble de l'absurde, était ridicule. Mathilde lui donna un coup de coude dans le flanc. Elle avait une expression très sérieuse, presque triste. Elle chuchote à son oreille. Pourtant, il n'y a personne à part l'imposante réceptionniste et son tout aussi imposant décolleté. Elle aurait pu faire sentinelle d'une forteresse russe enfouie en pleine neige, matrone d'une pizzeria italienne, ou encore sous-chef d'usine, à aboyer des ordres. Mais proposer des cafés, apporter une corbeille de calendriers de l'avent ne lui allait pas. Chez un dentiste, passe encore, mais chez un psy! «&amp;amp;nbsp;Promets-moi de ne pas tout foutre en l'air, promets-moi.&amp;amp;nbsp;» La voix à Mathilde au creux de son oreille. Une ombre de voix. Jörg lui répond d'un grand sourire ironique. Elle serre juste les lèvres. Le psy. Il n'en revenait toujours pas. Mathilde qui l'entraîne chez le psy. Nous avons des problèmes. Je pense très honnêtement que [[Celui_du_quatrième|tu n'es pas conscient]] de l'ampleur de ce problème. Il déglutit, il soupire, il se renfrogne. Fixer les murs de cette salle d'attente quelconque et ne rien penser. Surtout, ne pas penser que le véritable, seul problème serait sans doute que sa copine couche à droite et gauche. Qu'elle a déjà dormi chez son meilleur ami. Que son meilleur ami couche avec elle. Qu'il tolère ça. Comme le papier peint qu'il fixe pourrait le tolérer. Il est distrait par un jeune homme qui entre dans la salle. Jeune. Beau. Le type d'homme que Mathilde aimerait. Il jette un coup d'oeil à sa droite. Elle lit le journal. Des mèches tombent devant ses yeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Thomas&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thomas allait à sa séance chez le psy. Troisième séance, ça n’avait absolument pas de résultats, mais ça le divertissait. Parfois, il se sentait presque lui-même l’âme d’un docteur qui venait soulager les maux du vieil homme. Alors il pensait bien revenir, encore, il le fallait, il ne pouvait laisser ce pauvre Aaron Schmitt sans lui. &amp;lt;br&amp;gt;C’était un lundi matin, et Thomas allait à sa séance chez le psy. En ouvrant la porte du cabinet, il se trouva nez à nez avec la réceptionniste, le crapaud, celle qui avait un nom de vieux bouton moisi. Mais pas seulement. Dans la salle d’attente, deux individus. Une femme, assez belle, la trentaine, était assise à côté d’un homme du même âge, un peu pâlichon. &amp;lt;br&amp;gt;Et puis elle arriva, elle, la jeune fille rousse. Il la fixa, elle sembla étonnée de le voir. Elle vint s’asseoir à côté de lui.&amp;lt;br&amp;gt;Thomas ne savait pas très bien quoi faire, la situation était embarrassante, c’était l’occasion rêvée pour s’adresser à elle, et en même temps, avec tout ce monde… Il s’étonnait lui-même, il n’avait pourtant jamais été du genre timide, plutôt tête brûlée. Mais là, non, là, ça comptait, là, c’était important. Le psy sortit de son cabinet. La femme, l’autre, serra la main du psychiatre avec un sourire aimable. Elle lui présenta le pâlichon, qui était son mari. Etrange, il n’avait pas l’air d’être son mari, tout les opposait, se disait Thomas, mais bon, parfois, c’est comme ça.&amp;lt;br&amp;gt;Est-ce que tout les opposait, avec la fille aux cheveux rouges&amp;amp;nbsp;? Il se dit qu’il pouvait au moins lui demander son nom. Il lui demanda comment elle s’appelait. Elle le fixa un moment, intensément, avant de répondre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Maus&amp;amp;nbsp;». Maus, quel étrange nom, ça lui allait pourtant tellement bien. Maus ne pouvait aller qu’à un individu unique, exceptionnel. Il se sentait idiot de dire son nom, à lui, Thomas, ça sonnait tellement cliché, classique, désuet.&amp;lt;br&amp;gt;Des Thomas, il y en a des centaines, des milliers. Des Thomas Sorel, il y en a sûrement une dizaine. Des Maus&amp;amp;nbsp;? Il en était sûr, il n’y en avait qu’une seule, et c’était elle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maus&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die Türfalle ist kalt, das macht alles nicht besser, widerwillig drückt Maus sie herunter. Sie betritt den Flur. Wenigstens ist es warm hier drin, denkt sie. An der Garderobe neben dem Eingang zieht sie ihren Mantel aus. Verdammt noch mal, denkt sie in sich hinein, als sie hinunter auf ihre Schuhe blickt, wieso bin ich eigentlich hier? Sie hatte sich geschworen, nicht wieder herzukommen. Sie hatte den Termin nicht in ihre Agenda eingetragen gehabt, sie hatte versucht nicht daran zu denken, sie hatte versucht diesen Tag zu übergehen, aber nichts hatte geholfen. Im Gegenteil. Je mehr sie versucht hatte, so zu tun, als gäbe es ihn nicht, desto mehr hatte sie daran gedacht, hatte sich der Termin ihr aufgedrängt. Und jetzt war sie doch hier. Maus hängt ihren Mantel über den Bügel, nimmt ihre Tasche und geht in Richtung Empfang. Frau Hagebutten sitzt hinter dem Schreibtisch, nickt ihr zu. «Ach, Sie sind etwas früh da. Aber das macht nichts. Setzen Sie sich doch einfach noch einen Moment ins Wartezimmer. Ich habe gerade vorhin ein paar neue Zeitschriften ausgelegt.» Maus denkt: Ich habe nicht kommen wollen und jetzt bin ich sogar zu früh. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Maus das Wartezimmer betritt und in die blauen, verschlafenen Augen sieht, die auf sie gerichtet sind, ist sie verwirrt. Diese Augen, diesen Blick, den kennt sie doch. Nur woher? Sie überlegt, aber sie kommt nicht weit. Er nickt ihr zu und klopft auf den freien Stuhl neben sich. Was soll sie machen? Sich benehmen, wie ein kleines Kind und sich widerwillig irgendwo anders hinsetzten? Ausserdem ist ansonsten nur noch ein einziger Stuhl frei. Ausser dem Unbekannten, den sie irgendwoher kennt, sitzen da ein Mann und eine Frau nebeneinander. Sie ist gross und schlank. Sie hat die langen Beine übereinander geschlagen und ist in einer Zeitschrift vertieft. Er, ein durchschnittlicher Typ, hellbraunes Haar, Bart, normale Kleidung, hat die Hände im Schoss zusammengefaltet und den Blick gegen die weisse Wand gerichtet. Eine komische Kombination, denkt Maus. Der Gedanke sich zu den beiden rüber zu setzten, scheint ihr nicht angenehmer, als sich neben Unbekannten zu hocken, der sie in dem Moment nach ihrem Namen fragt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Aaron  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nom de Dieu&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Le blasphème d’Aaron Schmitt était légitime. La salle d’attente était le théâtre d’un événement hors du commun. &amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Je vais la virer. Je vais la virer&amp;amp;nbsp;», pensa le vieux psychiatre à l’égard de Mme Hagebutten.&amp;lt;br&amp;gt;Celle-ci était assise à son bureau, un café à la main, et lisait un magazine.&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’avez-vous fait encore&amp;amp;nbsp;? Vieille sorcière&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’est-ce qu’elle a la momie&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne leva même pas les yeux de son journal. &amp;lt;br&amp;gt;- Je vous parle de ce qui se passe dans ma salle d’attente. Qu’est-ce que font tous ses patients&amp;amp;nbsp;? &amp;lt;br&amp;gt;- Demandez-le leur.&amp;lt;br&amp;gt;- Vous allez arrêter vos conneries de ménagère écervellées à la recherche du grand amour. Nous ne sommes pas dans un roman, bon sang! Personne n’est en train d’écrire cette histoire&amp;amp;nbsp;! Vous ne trouverez pas le bonheur dans un magazine&amp;amp;nbsp;! C’est la vraie vie&amp;amp;nbsp;! Et votre prince charmant est sûrement un alcoolique écumeur de bars et de bordels&amp;amp;nbsp;! Il ne s’appelle pas Bridges ou Steven mais Jean-Jacques. Il est certainement aveugle et transporte une cabine téléphonique dans son estomac. Grand Dieu, ouvrez-les yeux&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Cette fois, elle leva des yeux mouillés.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Thomas]] [[Category:Maus]] [[Category:Aaron_Schmitt]] [[Category:Jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Troubles_dissociatifs</id>
		<title>Troubles dissociatifs</title>
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				<updated>2011-01-14T10:24:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: Die Seite wurde neu angelegt: „Leur regards sur mon front.&amp;amp;nbsp;“&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Leur regards sur mon front.&amp;amp;nbsp;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/J%C3%B6rg</id>
		<title>Jörg</title>
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				<updated>2011-01-14T10:23:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Je me demande si je suis ici uniquement pour vous parler de mon ami Sven où si vous m'avez convoqué pour quelque chose d'autre. Et si c'était [[Troubles dissociatifs|quelque chose de plus grave]], hein? Moi je trouverais ça drôle, que ce soit grave. Au moins, cela mettrait un peu de quelque chose d'autre dans ma vie. Je voulais dire piment, mais qu'avons-nous tous à parler de piment quand on veut exprimer l'imprévu? L'imprévu il t'arrache pas la gorge, il &amp;amp;nbsp;te claque sous le nez comme une grenouille d'autoroute. Oui, parfaitement. Alors, je m'en fous que ça n'existe pas, les grenouilles d'autoroute, on parle bien d'animaux domestiques et pourtant c'est un principe tout autant accepté par notre société que la mort non spectaculaire mais attristante de ces hordes d'amphibiens [[Pour la route|en migration]]. Et si vous voulez chipoter sur la migration, vous savez, je crois que je pourrais perdre mon calme, parce que j'aime bien m'expliquer, mais quand même. Quant à la question de l'accord d'autoroute dans le groupe nominal «grenouilles d'autoroute», c'est parce qu'une grenouille, ça m'étonnerait qu'elle s'emploie à la fréquentation de plusieurs autoroutes. Voilà! Non mais... D'habitude on me laisse parler quand je cause. Oui, osez mettre le mot, je suis intolérant! Bravo, cette société gangrenée, où la catégorisation sauve. Vous êtes fier, au moins vous savez comment m'appeler, maintenant, plus besoin de savoir mon nom. Ça tombe bien, j'avais pas envie de connaître le vôtre.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|jörg]] [[Category:Sven|jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/La%C3%AFla_Pellet</id>
		<title>Laïla Pellet</title>
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				<updated>2011-01-14T09:30:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;J'ai créé pour l'instant trois personnages, [[Sven|Sven]],&amp;amp;nbsp;Jörg, son [[Jörg|narrateur]] et ami, et Mathilde, la copine de Jörg. Sven est un individu dont on a très peu d'informations, car seulement Jörg peut nous le décrire. Inquiétant, puissant, idéal, fragile. À vous de savoir qui il est vraiment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense explorer la dimension du blog avec ces personnages et tester différentes manière de mettre mes textes et&amp;amp;nbsp;personnages en abîme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
___________________________________________________________________________________________________________________________ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lecteur doute de l'existence du cyclope; en effet, maigres sont les évidences qu'il n'ait jamais existé, à fortiori voulu inviter Ulysse à boire un verre. Tout au plus accepte-t-on qu'il ait un rôle mineur dans «[[(M)onster|Monster]]».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>Celui du quatrième</title>
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				<updated>2010-12-10T09:58:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Jörg sortait de chez Sven. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Une soirée bien arrosée. Clopes sur le balcon. Pas lui, Sven. Ils avaient écouté Tom Waits très fort dans le salon. Plusieurs fois, des démonstrations vives, du dessous, avaient semblé vouloir crever le plancher. Sven avait ri. Il ne connaissait pas ses voisins, il n’en ressentait pas le besoin. Absence de scrupules exemplaire pour le bruit. Il n’y avait pas eu de limites dans leur conversation, ils s’étaient écharpés à chaque déclaration. Sûrement, plus que la bière, l’ironie et le sarcasme leur étaient montés à la tête.&amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven, le matin était à son éveil. Sa barbe mal rasée, son teint pâle. Il y avait le ventre, les bajoues presque. Il avait profité de ne pas se laver les dents en même temps que Sven, encore couché quelque part au milieu des détritus du salon. Journaux déchirés. Un reste de jeu dont il n’avait aucun souvenir. Il n’aurait pas supporté de voir son reflet à côté du sien. Il avait pensé à Mathilde, puis il avait vite refermé la porte, en prenant ses cheveux mal coiffés et sa sale tête avec, de l’autre côté. L’euphorie de la nuit lui avait glissé des manches quand il avait enfilé son manteau. &amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven et s’engagea dans la cage d’escalier. Il connaissait les voisins de tous les paliers, mais pas ce grand gamin, qui ouvrit le battant de la porte du troisième étage. Juste en dessous. Sachet d’ordures à la main. Il ne se serait pas retourné, si une phrase lancée sur le linoléum du couloir ne l’avait pas frappé en pleine face&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Celui du quatrième, vous devriez parler moins fort, tant qu’à faire le guignol tout seul sur votre balcon.&amp;amp;nbsp;» &amp;lt;br&amp;gt;Comment? Seul! Il allait lui dire, à ce trop grand blond, fripé de sommeil. Sa bouche s’ouvrait, le garçon avait déjà refermé la porte sur lui et le sac à poubelle. Jörg serra le poing, incrédule. Comment, seul! Déclama-t-il presque, à la porte.&amp;lt;br&amp;gt;Ce grand noiraud qui s’accrochait à la balustrade de son balcon, répondant au nom de Sven, c’était de l’air, peut-être?! Celui qui répandait ces cendres et ses mégots sur leurs têtes à eux, les voisins, chantait des chansons paillardes à deux heures du matin, avec ce rire dans la gorge, qui lançait des avions en papiers, avait préparé la paella... Celui qui. &amp;lt;br&amp;gt;Il était sorti du bâtiment, mais il gardait le souffle coupé par la déclaration du gamin. Il se retourna, jeta un oeil sur le balcon, malgré lui. Personne. Normal, Sven se douchait, Sven dormait, faisait un café. Bon sang, il n’allait pas douter de lui pour un simple gamin, c’était déjà trop! Mathilde qui voulait l’amener chez un psy et maintenant ce garçon qu’il n’avait jamais vu le traitait de fou. Depuis quand est-ce que ce les voisins avaient un fils, d’ailleurs?! D’où venait ce guignol, avec son air à deux airs! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Casse-toi tu pues... et marche à l’ombre!'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg revint sur ses pas pour regarder l’étiquette de la boîte aux lettres. Richter. Il lui semblait qu’ils s’étaient mariés cette année. Il avait envie de rire. De plus en plus vaincu par une paranoïa sombre. Il s’interdit de remonter l’escalier. Que ce garçon soit sorti d’une boîte de polichinelle ou du néant, il s’en fichait. Si Sven n’était pas au balcon, il s’en fichait. S’il n’avait jamais vu Sven sortir de chez lui... &amp;lt;br&amp;gt;Reprends-toi, tu sors de chez Sven, enfin! Sinon qui habiterait là? Une folie, une paranoïa, un souffle, une solitude. Jörg eut envie de se recoucher. D’écouter du Tom Waits. Il avait seulement peur de cette conscience, de cette folie qui se déployait comme née d’une phrase que l’on balançait sur le linoléum. &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Celui]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>Celui du quatrième</title>
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				<updated>2010-12-10T09:57:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Jörg sortait de chez Sven. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Une soirée bien arrosée. Clopes sur le balcon. Pas lui, Sven. Ils avaient écouté Tom Waits très fort dans le salon. Plusieurs fois, des démonstrations vives, du dessous, avaient semblé vouloir crever le plancher. Sven avait ri. Il ne connaissait pas ses voisins, il n’en ressentait pas le besoin. Absence de scrupules exemplaire pour le bruit. Il n’y avait pas eu de limites dans leur conversation, ils s’étaient écharpés à chaque déclaration. Sûrement, plus que la bière, l’ironie et le sarcasme leur étaient montés à la tête.&amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven, le matin était à son éveil. Sa barbe mal rasée, son teint pâle. Il y avait le ventre, les bajoues presque. Il avait profité de ne pas se laver les dents en même temps que Sven, encore couché quelque part au milieu des détritus du salon. Journaux déchirés. Un reste de jeu dont il n’avait aucun souvenir. Il n’aurait pas supporté de voir son reflet à côté du sien. Il avait pensé à Mathilde, puis il avait vite refermé la porte, en prenant ses cheveux mal coiffés et sa sale tête avec, de l’autre côté. L’euphorie de la nuit lui avait glissé des manches quand il avait enfilé son manteau. &amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven et s’engagea dans la cage d’escalier. Il connaissait les voisins de tous les paliers, mais pas ce grand gamin, qui ouvrit le battant de la porte du troisième étage. Juste en dessous. Sachet d’ordures à la main. Il ne se serait pas retourné, si une phrase lancée sur le linoléum du couloir ne l’avait pas frappé en pleine face&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Celui du quatrième, vous devriez parler moins fort, tant qu’à faire le guignol tout seul sur votre balcon.&amp;amp;nbsp;» &amp;lt;br&amp;gt;Comment? Seul! Il allait lui dire, à ce trop grand blond, fripé de sommeil. Sa bouche s’ouvrait, le garçon avait déjà refermé la porte sur lui et le sac à poubelle. Jörg serra le poing, incrédule. Comment, seul! Déclama-t-il presque, à la porte.&amp;lt;br&amp;gt;Ce grand noiraud qui s’accrochait à la balustrade de son balcon, répondant au nom de Sven, c’était de l’air, peut-être?! Celui qui répandait ces cendres et ses mégots sur leurs têtes à eux, les voisins, chantait des chansons paillardes à deux heures du matin, avec ce rire dans la gorge, qui lançait des avions en papiers, avait préparé la paella... Celui qui. &amp;lt;br&amp;gt;Il était sorti du bâtiment, mais il gardait le souffle coupé par la déclaration du gamin. Il se retourna, jeta un oeil sur le balcon, malgré lui. Personne. Normal, Sven se douchait, Sven dormait, faisait un café. Bon sang, il n’allait pas douter de lui pour un simple gamin, c’était déjà trop! Mathilde qui voulait l’amener chez un psy et maintenant ce garçon qu’il n’avait jamais vu le traitait de fou. Depuis quand est-ce que ce les voisins avaient un fils, d’ailleurs?! D’où venait ce guignol, avec son air à deux airs!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Casse-toi tu pues... et marche à l’ombre!''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg revint sur ses pas pour regarder l’étiquette de la boîte aux lettres. Richter. Il lui semblait qu’ils s’étaient mariés cette année. Il avait envie de rire. De plus en plus vaincu par une paranoïa sombre. Il s’interdit de remonter l’escalier. Que ce garçon soit sorti d’une boîte de polichinelle ou du néant, il s’en fichait. Si Sven n’était pas au balcon, il s’en fichait. S’il n’avait jamais vu Sven sortir de chez lui... &amp;lt;br&amp;gt;Reprends-toi, tu sors de chez Sven, enfin! Sinon qui habiterait là? Une folie, une paranoïa, un souffle, une solitude. Jörg eut envie de se recoucher. D’écouter du Tom Waits. Il avait seulement peur de cette conscience, de cette folie qui se déployait comme née d’une phrase que l’on balançait sur le linoléum. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>Celui du quatrième</title>
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				<updated>2010-12-10T09:55:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Jörg sortait de chez Sven. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Une soirée bien arrosée. Clopes sur le balcon. Pas lui, Sven. Ils avaient écouté Tom Waits très fort dans le salon. Plusieurs fois, des démonstrations vives, du dessous, avaient semblé vouloir crever le plancher. Sven avait ri. Il ne connaissait pas ses voisins, il n’en ressentait pas le besoin. Absence de scrupules exemplaire pour le bruit. Il n’y avait pas eu de limites dans leur conversation, ils s’étaient écharpés à chaque déclaration. Sûrement, plus que la bière, l’ironie et le sarcasme leur étaient montés à la tête.&amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven, le matin était à son éveil. Sa barbe mal rasée, son teint pâle. Il y avait le ventre, les bajoues presque. Il avait profité de ne pas se laver les dents en même temps que Sven, encore couché quelque part au milieu des détritus du salon. Journaux déchirés. Un reste de jeu dont il n’avait aucun souvenir. Il n’aurait pas supporté de voir son reflet à côté du sien. Il avait pensé à Mathilde, puis il avait vite refermé la porte, en prenant ses cheveux mal coiffés et sa sale tête avec, de l’autre côté. L’euphorie de la nuit lui avait glissé des manches quand il avait enfilé son manteau. &amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven et s’engagea dans la cage d’escalier. Il connaissait les voisins tous les paliers, mais pas ce grand gamin, qui ouvrit le battant de la porte du troisième étage. Juste en dessous. Sachet d’ordures à la main. Il ne se serait pas retourné, si une phrase lancée sur le linoléum du couloir ne l’avait pas frappé en pleine face&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Celui du quatrième, vous devriez parler moins fort, tant qu’à faire le guignol tout seul sur votre balcon.&amp;amp;nbsp;» &amp;lt;br&amp;gt;Comment? Seul! Il allait lui dire, à ce trop grand blond, fripé de sommeil. Sa bouche s’ouvrait, le garçon avait déjà refermé la porte sur lui et le sac à poubelle. Jörg serra le poing, incrédule. Comment, seul! Déclama-t-il presque, à la porte.&amp;lt;br&amp;gt;Ce grand noiraud qui s’accrochait à la balustrade de son balcon, répondant au nom de Sven, c’était de l’air, peut-être?! Celui qui répandait ces cendres et ses mégots sur leurs têtes à eux, les voisins, chantait des chansons paillardes à deux heures du matin, avec ce rire dans la gorge, qui lançait des avions en papiers, avait préparé la paella... Celui qui. &amp;lt;br&amp;gt;Il était sorti du bâtiment, mais il gardait le souffle coupé par la déclaration du gamin. Il se retourna, jeta un oeil sur le balcon, malgré lui. Personne. Normal, Sven se douchait, Sven dormait, faisait un café. Bon sang, il n’allait pas douter de lui pour un simple gamin, c’était déjà trop! Mathilde qui voulait l’amener chez un psy et maintenant ce garçon qu’il n’avait jamais vu le traitait de fou. Depuis quand est-ce que ce les voisins avaient un fils, d’ailleurs?! D’où venait ce guignol, avec son air à deux airs!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Casse-toi tu pues... et marche à l’ombre!''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg revint sur ses pas pour regarder l’étiquette de la boîte aux lettres. Richter. Il lui semblait qu’ils s’étaient mariés cette année. Il avait envie de rire. De plus en plus vaincu par une paranoïa sombre. Il s’interdit de remonter l’escalier. Que ce garçon soit sorti d’une boîte de polichinelle ou du néant, il s’en fichait. Si Sven n’était pas au balcon, il s’en fichait. S’il n’avait jamais vu Sven sortir de chez lui... &amp;lt;br&amp;gt;Reprends-toi, tu sors de chez Sven, enfin! Sinon qui habiterait là? Une folie, une paranoïa, un souffle, une solitude. Jörg eut envie de se recoucher. D’écouter du Tom Waits. Il avait seulement peur de cette conscience, de cette folie qui se déployait comme née d’une phrase que l’on balançait sur le linoléum. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Souvenir_d%27enfance</id>
		<title>Diskussion:Souvenir d'enfance</title>
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				<updated>2010-12-10T09:38:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Intéressant. Est-ce que Mattheo (la question qui s'est posée pour moi à la lecture) disparaît à jamais? Je ne sais pas si tu clarifies ça plus tard. J'avais un petit doute sur le passage où le gamin parle de ses parents qui se morfondent à boire et à regarder la télé. Est-ce qu'il peut connoter ces actions? Je ne sais pas exactement quel âge il est censé avoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, je comprends assez bien pourquoi il a été traumatisé au niveau de son imaginaire... avec un père et une mère pareils! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leïla &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; J`aime bien que ton premier text commence avec la phrase qui change la routine de Thomas. C`est aussi une bonne idée pour structurer un text. La surprise au début! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L`imagination de Mateo c`est aussi une idée que j`aime. C`est intéressant de lire de l`enfance de Thomas. Ca met de la profondeur (?) dans l`histoire! Grüsse, Olivia &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci. A vrai dire, Leila, la réponse se trouve déjà dans le deuxième texte que j'ai mis en ligne, et qui était justement inspiré de la consigne que tu avais donné. En fait ce &amp;quot;souvenir d'enfance&amp;quot; sert surtout d'explication à la métamorphose que vit Thomas dans &amp;quot;L'existence est ailleurs&amp;quot;.... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Olivia, wenn du sagst &amp;quot;J`aime bien que ton premier text commence avec la phrase qui change la routine de Thomas.&amp;quot;, sprichst du über die andere Text ? Danke schön für dein Kommentar und bravo für dein Französich !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arthur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ouaips, en effet. Donc il ne disparaît pas, tadaaa!&lt;br /&gt;
Leïla&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:L%27existence_est_ailleurs</id>
		<title>Diskussion:L'existence est ailleurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:L%27existence_est_ailleurs"/>
				<updated>2010-12-10T09:33:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: Die Seite wurde neu angelegt: „J'aime bien le style/l'ambiance. Je dois avouer par contre, que même si la phrase me semble avoir un lien direct avec l'imaginaire, l'ami imaginaire, l'identité…“&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;J'aime bien le style/l'ambiance. Je dois avouer par contre, que même si la phrase me semble avoir un lien direct&lt;br /&gt;
avec l'imaginaire, l'ami imaginaire, l'identité de Thomas, elle me reste encore très hermétique. Ce que je ne trouve &lt;br /&gt;
pas du tout plus mal. Je trouverais intéressant d'en développer d'autres aspects dans d'autres textes, je ne sais&lt;br /&gt;
pas si tu en avais l'intention? Jukebox. Vintage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leïla&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Celui_du_quatri%C3%A8me</id>
		<title>Diskussion:Celui du quatrième</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Celui_du_quatri%C3%A8me"/>
				<updated>2010-12-10T09:26:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Haha, ton texte est bourré de références que j'adore. Entre Tom Waits et Renaud... J'aime beaucoup le style, aussi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Petite remarque, tu as écrit&amp;amp;nbsp;: &amp;quot;ils s’étaient écharpés à chaque déclaration.&amp;quot;&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me suis demandé si c'était volontaire, le néologisme, ou si tu voulais écrire &amp;quot;échappés&amp;quot;&amp;amp;nbsp;?? Cela dit, je trouve ça plutôt amusant, et si c'est une erreur, je me demande s'il faut la changer car c'est assez réussi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arthur &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En connaissance de l'idée que Jörg et Sven habitent le même corps ..... la phrase &amp;quot;Jörg sortait de chez Sven&amp;quot; prend toute ça puissance&amp;amp;nbsp;! Et le style du texte entraine vraiment dans cette folie! super! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Urs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en effet, j'ai un peu appuyé avec cette phrase. J'espère que j'en ai pas trop fait...&lt;br /&gt;
ceci dit, je voulais vraiment écrire «écharpés». C'est un néologisme?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leïla&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Souvenir_d%27enfance</id>
		<title>Diskussion:Souvenir d'enfance</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Souvenir_d%27enfance"/>
				<updated>2010-12-10T09:23:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: Die Seite wurde neu angelegt: „Intéressant. Est-ce que Mattheo (la question qui s'est posée pour moi à la lecture) disparaît à jamais? Je ne sais pas si tu clarifies ça plus tard.  J'avai…“&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Intéressant. Est-ce que Mattheo (la question qui s'est posée pour moi à la lecture) disparaît à jamais? Je ne sais pas si tu clarifies ça plus tard. &lt;br /&gt;
J'avais un petit doute sur le passage où le gamin parle de ses parents qui se morfondent à boire et à regarder la télé. Est-ce qu'il peut connoter ces actions? Je ne sais pas exactement quel âge il est censé avoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, je comprends assez bien pourquoi il a été traumatisé au niveau de son imaginaire... avec un père et une mère pareils!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leïla&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Die_Stimme</id>
		<title>Diskussion:Die Stimme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Die_Stimme"/>
				<updated>2010-12-10T09:17:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Die Idee des Karussells finde ich interessant. Da kannst du vielleicht noch weiter forschen: was geht in Maus vor, als sie dieses Karussells sieht, was hat es für eine symbolische Bedeutung?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Auch wenn sie es nicht schafft, es zu stehlen, vielleicht kannst Du es doch imaginär in Szene setzen - Maus auf dem Karussell ... ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Urs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ich mag die Stimmung, zwischen traum und wirklichkeit. Auch die art und weise, wie du diese stimme angeführt. Ich konnte mir eine filmszene beim lesen vorstellen, in einem Ort, ein bisschen wie die Winkelgasse in Biel (jetzt, dass du dort wohnst, kannst du sie dir mal anschauen...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Urs' kommentar finde ich auch interessant!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leïla&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Equilibre</id>
		<title>Diskussion:Equilibre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Equilibre"/>
				<updated>2010-12-10T09:12:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Pauvre Aaron. Ça lui apprendra à gâcher du bon chocolat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(je vais chercher du chocolat, d'ailleurs, parce que ça donne faim, tout ça) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arthur &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'aime bien la phrase de la punk. Aussi, j'adore les petits élans de sadisme qu'il a avec Mme Hagenbutten. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette relation me semble bien complexe... Je me réjouis de voir l'impact de cette phrase sur notre bon vieux psy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leïla&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Celui_du_quatri%C3%A8me</id>
		<title>Celui du quatrième</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Celui_du_quatri%C3%A8me"/>
				<updated>2010-12-10T09:00:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: Die Seite wurde neu angelegt: „&amp;amp;nbsp;Jörg sortait de chez Sven.   &amp;lt;br&amp;gt;Une soirée bien arrosée. Clope sur le balcon. Pas lui, Sven. Ils avaient écouté Tom Waits très fort dans le salon. Pl…“&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Jörg sortait de chez Sven. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Une soirée bien arrosée. Clope sur le balcon. Pas lui, Sven. Ils avaient écouté Tom Waits très fort dans le salon. Plusieurs fois, des démonstrations vives, du dessous, avaient semblé vouloir crever le plancher. Sven avait ri. Il ne connaissait pas ses voisins, il n’en ressentait pas le besoin. Absence de scrupules exemplaire pour le bruit. Il n’y avait pas eu de limites dans leur conversation, ils s’étaient écharpés à chaque déclaration. Sûrement, plus que la bière, l’ironie et le sarcasme leur étaient montés à la tête.&amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven, le matin était à son éveil. Sa barbe mal rasée, son teint pâle. Il y avait le ventre, les bajoues presque. Il avait profité de ne pas se laver les dents en même temps que Sven, encore couché quelque part au milieu des détritus du salon. Journaux déchirés. Un reste de jeu dont il n’avait aucun souvenir. Il n’aurait pas supporté de voir son reflet à côté du sien. Il avait pensé à Mathilde, puis il avait vite refermé la porte, en prenant ses cheveux mal coiffés et sa sale tête avec, de l’autre côté. L’euphorie de la nuit lui avait glissé des manches quand il avait enfilé son manteau. &amp;lt;br&amp;gt;Jörg sortait de chez Sven et s’engagea dans la cage d’escalier. Il connaissait les voisins tous les paliers, mais pas ce grand gamin, qui ouvrit le battant de la porte du troisième étage. Juste en dessous. Sachet d’ordures à la main. Il ne se serait pas retourné, si une phrase lancée sur le linoléum du couloir ne l’avait pas frappé en pleine face&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Celui du quatrième, vous devriez parler moins fort, tant qu’à faire le guignol tout seul sur votre balcon.&amp;amp;nbsp;» &amp;lt;br&amp;gt;Comment? Seul! Il allait lui dire, à ce trop grand blond, fripé de sommeil. Sa bouche s’ouvrait, le garçon avait déjà refermé la porte sur lui et le sac à poubelle. Jörg serra le poing, incrédule. Comment, seul! Déclama-t-il presque, à la porte.&amp;lt;br&amp;gt;Ce grand noiraud qui s’accrochait à la balustrade de son balcon, répondant au nom de Sven, c’était de l’air, peut-être?! Celui qui répandait ces cendres et ses mégots sur leurs têtes à eux, les voisins, chantait des chansons paillardes à deux heures du matin, avec ce rire dans la gorge, qui lançait des avions en papiers, avait préparé la paella... Celui qui. &amp;lt;br&amp;gt;Il était sorti du bâtiment, mais il gardait le souffle coupé par la déclaration du gamin. Il se retourna, jeta un oeil sur le balcon, malgré lui. Personne. Normal, Sven se douchait, Sven dormait, faisait un café. Bon sang, il n’allait pas douter de lui pour un simple gamin, c’était déjà trop! Mathilde qui voulait l’amener chez un psy et maintenant ce garçon qu’il n’avait jamais vu le traitait de fou. Depuis quand est-ce que ce les voisins avaient un fils, d’ailleurs?! D’où venait ce guignol, avec son air à deux airs!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Casse-toi tu pues... et marche à l’ombre!''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg revint sur ses pas pour regarder l’étiquette de la boîte aux lettres. Richter. Il lui semblait qu’ils s’étaient mariés cette année. Il avait envie de rire. De plus en plus vaincu par une paranoïa sombre. Il s’interdit de remonter l’escalier. Que ce garçon soit sorti d’une boîte de polichinelle ou du néant, il s’en fichait. Si Sven n’était pas au balcon, il s’en fichait. S’il n’avait jamais vu Sven sortir de chez lui... &amp;lt;br&amp;gt;Reprends-toi, tu sors de chez Sven, enfin! Sinon qui habiterait là? Une folie, une paranoïa, un souffle, une solitude. Jörg eut envie de se recoucher. D’écouter du Tom Waits. Il avait seulement peur de cette conscience, de cette folie qui se déployait comme née d’une phrase que l’on balançait sur le linoléum. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Treffpunkt</id>
		<title>Treffpunkt</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Treffpunkt"/>
				<updated>2010-12-10T09:00:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: /* Jörg */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Jörg&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jörg avait une sérieuse envie de rire. Ridicule. Cette situation, au comble de l'absurde était ridicule. Mathilde lui donna un coup de coude dans le flanc. Elle avait une expression très sérieuse, presque triste. Elle chuchote à son oreille. Pourtant il n'y a personne à part l'imposante réçeptionniste et son tout aussi imposant décolté. Elle aurait pu faire sentinelle d'une forteresse russe enfouie en pleine neige, matrone d'une pizzeria italienne, ou encore sous-cheffe d'usine, à aboyer des ordres. Mais proposer des cafés, apporter une corbeille de calendrier de l'avent de lui allait pas. Chez un dentiste, passe encore, mais chez un psy! &amp;quot;Promets-moi de ne pas tout foutre en l'air, promets-moi.&amp;quot; La voix à Mathilde au creux de son oreille. Une ombre de voix. Jörg lui répond d'un grand sourire ironique. Elle serre juste les lèvres. Le psy. Il n'en revenait toujours pas. Mathilde qui l'entraîne chez le psy. Nous avons des problèmes. Je pense très honnêtement que [[Celui du quatrième|tu n'es pas conscient]] de l'ampleur de ce problème. Il déglutit, il soupire, il se renfrogne. Fixer les murs de cette salle d'attente quelconque et ne rien penser. Surtout, ne pas penser que le véritable, seul problème serait sans doute que sa copine couche à droite et gauche. Qu'elle a déjà dormi chez son meilleur ami. Que son meilleur ami couche avec elle. Qu'il tolère ca. Comme le papier peint qu'il fixe pourrait le tolérer. Il est distrait par un jeune homme qui entre dans la salle. Jeune. Beau. Le type d'homme que Mathilde aimerait. Il jette un coup d'oeil à sa droite. Elle lit le journal.Des mèches tombent devant ses yeux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Thomas&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thomas allait à sa séance chez le psy. Troisième séance, ça n’avait absolument pas de résultats, mais ça le divertissait. Parfois, il se sentait presque lui-même l’âme d’un docteur qui venait soulager les maux du vieil homme. Alors il pensait bien revenir, encore, il le fallait, il ne pouvait laisser ce pauvre Aaron Schmitt sans lui. &amp;lt;br&amp;gt;C’était un lundi matin, et Thomas allait à sa séance chez le psy. En ouvrant la porte du cabinet, il se trouva nez à nez avec la réceptionniste, le crapaud, celle qui avait un nom de vieux bouton moisi. Mais pas seulement. Dans la salle d’attente, deux individus. Une femme, assez belle, la trentaine, était assise à côté d’un homme du même âge, un peu pâlichon. &amp;lt;br&amp;gt;Et puis elle arriva, elle, la jeune fille rousse. Il la fixa, elle sembla étonnée de le voir. Elle vint s’asseoir à côté de lui.&amp;lt;br&amp;gt;Thomas ne savait pas très bien quoi faire, la situation était embarrassante, c’était l’occasion rêvée pour s’adresser à elle, et en même temps, avec tout ce monde… Il s’étonnait lui-même, il n’avait pourtant jamais été du genre timide, plutôt tête brûlée. Mais là, non, là, ça comptait, là, c’était important. Le psy sortit de son cabinet. La femme, l’autre, serra la main du psychiatre avec un sourire aimable. Elle lui présenta le pâlichon, qui était son mari. Etrange, il n’avait pas l’air d’être son mari, tout les opposait, se disait Thomas, mais bon, parfois, c’est comme ça.&amp;lt;br&amp;gt;Est-ce que tout les opposait, avec la fille aux cheveux rouges&amp;amp;nbsp;? Il se dit qu’il pouvait au moins lui demander son nom. Il lui demanda comment elle s’appelait. Elle le fixa un moment, intensément, avant de répondre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Maus&amp;amp;nbsp;». Maus, quel étrange nom, ça lui allait pourtant tellement bien. Maus ne pouvait aller qu’à un individu unique, exceptionnel. Il se sentait idiot de dire son nom, à lui, Thomas, ça sonnait tellement cliché, classique, désuet.&amp;lt;br&amp;gt;Des Thomas, il y en a des centaines, des milliers. Des Thomas Sorel, il y en a sûrement une dizaine. Des Maus&amp;amp;nbsp;? Il en était sûr, il n’y en avait qu’une seule, et c’était elle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maus&amp;lt;br&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die Türfalle ist kalt, das macht alles nicht besser, widerwillig drückt Maus sie herunter. Sie betritt den Flur. Wenigstens ist es warm hier drin, denkt sie. An der Garderobe neben dem Eingang zieht sie ihren Mantel aus. Verdammt noch mal, denkt sie in sich hinein, als sie hinunter auf ihre Schuhe blickt, wieso bin ich eigentlich hier? Sie hatte sich geschworen, nicht wieder herzukommen. Sie hatte den Termin nicht in ihre Agenda eingetragen gehabt, sie hatte versucht nicht daran zu denken, sie hatte versucht diesen Tag zu übergehen, aber nichts hatte geholfen. Im Gegenteil. Je mehr sie versucht hatte, so zu tun, als gäbe es ihn nicht, desto mehr hatte sie daran gedacht, hatte sich der Termin ihr aufgedrängt. Und jetzt war sie doch hier. Maus hängt ihren Mantel über den Bügel, nimmt ihre Tasche und geht in Richtung Empfang. Frau Hagebutten sitzt hinter dem Schreibtisch, nickt ihr zu. „Ach, Sie sind etwas früh da. Aber das macht nichts. Setzen Sie sich doch einfach noch einen Moment ins Wartezimmer. Ich habe gerade vorhin ein paar neue Zeitschriften ausgelegt.“ Maus denkt: Ich habe nicht kommen wollen und jetzt bin ich sogar zu früh. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Maus das Wartezimmer betritt und in die blauen, verschlafenen Augen sieht, die auf sie gerichtet sind, ist sie verwirrt. Diese Augen, diesen Blick, den kennt sie doch. Nur woher? Sie überlegt, aber sie kommt nicht weit. Er nickt ihr zu und klopft auf den freien Stuhl neben sich. Was soll sie machen? Sich benehmen, wie ein kleines Kind und sich widerwillig irgendwo anders hinsetzten? Ausserdem ist ansonsten nur noch ein einziger Stuhl frei. Ausser dem Unbekannten, den sie irgendwoher kennt, sitzen da ein Mann und eine Frau nebeneinander. Sie ist gross und schlank. Sie hat die langen Beine übereinander geschlagen und ist in einer Zeitschrift vertieft. Er, ein durchschnittlicher Typ, hellbraunes Haar, Bart, normale Kleidung, hat die Hände im Schoss zusammengefaltet und den Blick gegen die weisse Wand gerichtet. Eine komische Kombination, denkt Maus. Der Gedanke sich zu den beiden rüber zu setzten, scheint ihr nicht angenehmer, als sich neben Unbekannten zu hocken, der sie in dem Moment nach ihrem Namen fragt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Aaron  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nom de Dieu&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Le blasphème d’Aaron Schmitt était légitime. La salle d’attente était le théâtre d’un événement hors du commun. &amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Je vais la virer. Je vais la virer&amp;amp;nbsp;», pensa le vieux psychiatre à l’égard de Mme Hagebutten.&amp;lt;br&amp;gt;Celle-ci était assise à son bureau, un café à la main, et lisait un magazine.&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’avez-vous fait encore&amp;amp;nbsp;? Vieille sorcière&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’est-ce qu’elle a la momie&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne leva même pas les yeux de son journal. &amp;lt;br&amp;gt;- Je vous parle de ce qui se passe dans ma salle d’attente. Qu’est-ce que font tous ses patients&amp;amp;nbsp;? &amp;lt;br&amp;gt;- Demandez-le leur.&amp;lt;br&amp;gt;- Vous allez arrêter vos conneries de ménagère écervellées à la recherche du grand amour. Nous ne sommes pas dans un roman, bon sang! Personne n’est en train d’écrire cette histoire&amp;amp;nbsp;! Vous ne trouverez pas le bonheur dans un magazine&amp;amp;nbsp;! C’est la vraie vie&amp;amp;nbsp;! Et votre prince charmant est sûrement un alcoolique écumeur de bars et de bordels&amp;amp;nbsp;! Il ne s’appelle pas Bridges ou Steven mais Jean-Jacques. Il est certainement aveugle et transporte une cabine téléphonique dans son estomac. Grand Dieu, ouvrez-les yeux&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;Cette fois, elle leva des yeux mouillés.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Thomas]] [[Category:Maus]] [[Category:Aaron_Schmitt]] [[Category:Jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Treffpunkt</id>
		<title>Treffpunkt</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Treffpunkt"/>
				<updated>2010-12-03T11:41:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Jörg avait une sérieuse envie de rire. Ridicule. Cette situation, au comble de l'absurde était ridicule. Mathilde lui donna un coup de coude dans le flanc. Elle avait une expression très sérieuse, presque triste. Elle chuchote à son oreille. Pourtant il n'y a personne à part l'imposante réçeptionniste et son tout aussi imposant décolté. Elle aurait pu faire sentinelle d'une forteresse russe enfouie en pleine neige, matrone d'une pizzeria italienne, ou encore sous-cheffe d'usine, à aboyer des ordres. Mais proposer des cafés, apporter une corbeille de calendrier de l'avent de lui allait pas. Chez un dentiste, passe encore, mais chez un psy!&lt;br /&gt;
&amp;quot;Promets-moi de ne pas tout foutre en l'air, promets-moi.&amp;quot; La voix à Mathilde au creux de son oreille. Une ombre de voix. Jörg lui répond d'un grand sourire ironique. Elle serre juste les lèvres. Le psy. Il n'en revenait toujours pas. Mathilde qui l'entraîne chez le psy. Nous avons des problèmes. Je pense très honnêtement que tu n'es pas conscient de l'ampleur de ce problème. Il déglutit, il soupire, il se renfrogne. Fixer les murs de cette salle d'attente quelconque et ne rien penser. Surtout, ne pas penser que le véritable, seul problème serait sans doute que sa copine couche à droite et gauche. Qu'elle a déjà dormi chez son meilleur ami. Que son meilleur ami couche avec elle. Qu'il tolère ca. Comme le papier peint qu'il fixe pourrait le tolérer. &lt;br /&gt;
Il est distrait par un jeune homme qui entre dans la salle. Jeune. Beau. Le type d'homme que Mathilde aimerait. Il jette un coup d'oeil à sa droite. Elle lit le journal.Des mèches tombent devant ses yeux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thomas allait à sa séance chez le psy. Troisième séance, ça n’avait absolument pas de résultats, mais ça le divertissait. Parfois, il se sentait presque lui-même l’âme d’un docteur qui venait soulager les maux du vieil homme. Alors il pensait bien revenir, encore, il le fallait, il ne pouvait laisser ce pauvre Aaron Schmitt sans lui. &amp;lt;br&amp;gt;C’était un lundi matin, et Thomas allait à sa séance chez le psy. En ouvrant la porte du cabinet, il se trouva nez à nez avec la réceptionniste, le crapaud, celle qui avait un nom de vieux bouton moisi. Mais pas seulement. Dans la salle d’attente, deux individus. Une femme, assez belle, la trentaine, était assise à côté d’un homme du même âge, un peu pâlichon. &amp;lt;br&amp;gt;Et puis elle arriva, elle, la jeune fille rousse. Il la fixa, elle sembla étonnée de le voir. Elle vint s’asseoir à côté de lui.&amp;lt;br&amp;gt;Thomas ne savait pas très bien quoi faire, la situation était embarrassante, c’était l’occasion rêvée pour s’adresser à elle, et en même temps, avec tout ce monde… Il s’étonnait lui-même, il n’avait pourtant jamais été du genre timide, plutôt tête brûlée. Mais là, non, là, ça comptait, là, c’était important. Le psy sortit de son cabinet. La femme, l’autre, serra la main du psychiatre avec un sourire aimable. Elle lui présenta le pâlichon, qui était son mari. Etrange, il n’avait pas l’air d’être son mari, tout les opposait, se disait Thomas, mais bon, parfois, c’est comme ça.&amp;lt;br&amp;gt;Est-ce que tout les opposait, avec la fille aux cheveux rouges ? Il se dit qu’il pouvait au moins lui demander son nom. Il lui demanda comment elle s’appelait. Elle le fixa un moment, intensément, avant de répondre : « Maus ». Maus, quel étrange nom, ça lui allait pourtant tellement bien. Maus ne pouvait aller qu’à un individu unique, exceptionnel. Il se sentait idiot de dire son nom, à lui, Thomas, ça sonnait tellement cliché, classique, désuet.&amp;lt;br&amp;gt;Des Thomas, il y en a des centaines, des milliers. Des Thomas Sorel, il y en a sûrement une dizaine. Des Maus ? Il en était sûr, il n’y en avait qu’une seule, et c’était elle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die Türfalle ist kalt, das macht alles nicht besser, widerwillig drückt Maus sie herunter.  Sie betritt den Flur. Wenigstens ist es warm hier drin, denkt sie. &lt;br /&gt;
An der Garderobe neben dem Eingang zieht sie ihren Mantel aus. Verdammt noch mal, denkt sie in sich hinein, als sie hinunter auf ihre Schuhe blickt, wieso bin ich eigentlich hier?&lt;br /&gt;
Sie hatte sich geschworen, nicht wieder herzukommen. Sie hatte den Termin nicht in ihre Agenda eingetragen gehabt, sie hatte versucht nicht daran zu denken, sie hatte versucht diesen Tag zu übergehen, aber nichts hatte geholfen. Im Gegenteil. Je mehr sie versucht hatte, so zu tun, als gäbe es ihn nicht, desto mehr hatte sie daran gedacht, hatte sich der Termin ihr aufgedrängt. Und jetzt war sie doch hier.&lt;br /&gt;
Maus hängt ihren Mantel über den Bügel, nimmt ihre Tasche und geht in Richtung Empfang. Frau Hagebutten sitzt hinter dem Schreibtisch, nickt ihr zu. „Ach, Sie sind etwas früh da. Aber das macht nichts. Setzen Sie sich doch einfach noch einen Moment ins Wartezimmer. Ich habe gerade vorhin ein paar neue Zeitschriften ausgelegt.“ &lt;br /&gt;
Maus denkt: Ich habe nicht kommen wollen und jetzt bin ich sogar zu früh. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Maus das Wartezimmer betritt und in die blauen, verschlafenen Augen sieht, die auf sie gerichtet sind, ist sie verwirrt. Diese Augen, diesen Blick, den kennt sie doch. Nur woher?&lt;br /&gt;
Sie überlegt, aber sie kommt nicht weit. Er nickt ihr zu und klopft auf den freien Stuhl neben sich.&lt;br /&gt;
Was soll sie machen? Sich benehmen, wie ein kleines Kind und sich widerwillig irgendwo anders hinsetzten? Ausserdem ist ansonsten nur noch ein einziger Stuhl frei. Ausser dem Unbekannten, den sie irgendwoher kennt, sitzen da ein Mann und eine Frau nebeneinander. Sie ist gross und schlank. Sie hat die langen Beine übereinander geschlagen und ist in einer Zeitschrift vertieft. Er, ein durchschnittlicher Typ, hellbraunes Haar, Bart, normale Kleidung, hat die Hände im Schoss zusammengefaltet und den Blick gegen die weisse Wand gerichtet. Eine komische Kombination, denkt Maus. Der Gedanke sich zu den beiden rüber zu setzten, scheint ihr nicht angenehmer, als sich neben Unbekannten zu hocken, der sie in dem Moment nach ihrem Namen fragt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nom de Dieu !&amp;lt;br&amp;gt;Le blasphème d’Aaron Schmitt était légitime. La salle d’attente était le théâtre d’un événement hors du commun. &amp;lt;br&amp;gt;« Je vais la virer. Je vais la virer », pensa le vieux psychiatre à l’égard de Mme Hagebutten.&amp;lt;br&amp;gt;Celle-ci était assise à son bureau, un café à la main, et lisait un magazine.&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’avez-vous fait encore ? Vieille sorcière !&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’est-ce qu’elle a la momie ?&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne leva même pas les yeux de son journal. &amp;lt;br&amp;gt;- Je vous parle de ce qui se passe dans ma salle d’attente. Qu’est-ce que font tous ses patients ? &amp;lt;br&amp;gt;- Demandez-le leur.&amp;lt;br&amp;gt;- Vous allez arrêter vos conneries de ménagère écervellées à la recherche du grand amour. Nous ne sommes pas dans un roman, bon sang! Personne n’est en train d’écrire cette histoire ! Vous ne trouverez pas le bonheur dans un magazine ! C’est la vraie vie ! Et votre prince charmant est sûrement un alcoolique écumeur de bars et de bordels ! Il ne s’appelle pas Bridges ou Steven mais Jean-Jacques. Il est certainement aveugle et transporte une cabine téléphonique dans son estomac. Grand Dieu, ouvrez-les yeux !&amp;lt;br&amp;gt;Cette fois, elle leva des yeux mouillés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Thomas|Treffpunkt]]&amp;amp;nbsp;[[Category:Maus|Treffpunkt]] [[Category:Aaron_Schmitt|Treffpunkt]] [[Category:Jörg|Treffpunkt]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Treffpunkt</id>
		<title>Treffpunkt</title>
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				<updated>2010-12-03T11:41:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Jörg avait une sérieuse envie de rire. Ridicule. Cette situation, au comble de l'absurde était ridicule. Mathilde lui donna un coup de coude dans le flanc. Elle avait une expression très sérieuse, presque triste. Elle chuchote à son oreille. Pourtant il n'y a personne à part l'imposante réçeptionniste et son tout aussi imposant décolté. Elle aurait pu faire sentinelle d'une forteresse russe enfouie en pleine neige, matrone d'une pizzeria italienne, ou encore sous-cheffe d'usine, à aboyer des ordres. Mais proposer des cafés, apporter une corbeille de calendrier de l'avent de lui allait pas. Chez un dentiste, passe encore, mais chez un psy!&lt;br /&gt;
&amp;quot;Promets-moi de ne pas tout foutre en l'air, promets-moi.&amp;quot; La voix à Mathilde au creux de son oreille. Une ombre de voix. Jörg lui répond d'un grand sourire ironique. Elle serre juste les lèvres. Le psy. Il n'en revenait toujours pas. Mathilde qui l'entraîne chez le psy. Nous avons des problèmes. Je pense très honnêtement que tu n'es pas conscient de l'ampleur de ce problème. Il déglutit, il soupire, il se renfrogne. Fixer les murs de cette salle d'attente quelconque et ne rien penser. Surtout, ne pas penser que le véritable, seul problème serait sans doute que sa copine couche à droite et gauche. Qu'elle a déjà dormi chez son meilleur ami. Que son meilleur ami couche avec elle. Qu'il tolère ca. Comme le papier peint qu'il fixe pourrait le tolérer. &lt;br /&gt;
Il est distrait par un jeune homme qui entre dans la salle. Jeune. Beau. Le type d'homme que Mathilde aimerait. Il jette un coup d'oeil à sa droite. Elle lit le journal.Des mèches tombent devant ses yeux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thomas allait à sa séance chez le psy. Troisième séance, ça n’avait absolument pas de résultats, mais ça le divertissait. Parfois, il se sentait presque lui-même l’âme d’un docteur qui venait soulager les maux du vieil homme. Alors il pensait bien revenir, encore, il le fallait, il ne pouvait laisser ce pauvre Aaron Schmitt sans lui. &amp;lt;br&amp;gt;C’était un lundi matin, et Thomas allait à sa séance chez le psy. En ouvrant la porte du cabinet, il se trouva nez à nez avec la réceptionniste, le crapaud, celle qui avait un nom de vieux bouton moisi. Mais pas seulement. Dans la salle d’attente, deux individus. Une femme, assez belle, la trentaine, était assise à côté d’un homme du même âge, un peu pâlichon. &amp;lt;br&amp;gt;Et puis elle arriva, elle, la jeune fille rousse. Il la fixa, elle sembla étonnée de le voir. Elle vint s’asseoir à côté de lui.&amp;lt;br&amp;gt;Thomas ne savait pas très bien quoi faire, la situation était embarrassante, c’était l’occasion rêvée pour s’adresser à elle, et en même temps, avec tout ce monde… Il s’étonnait lui-même, il n’avait pourtant jamais été du genre timide, plutôt tête brûlée. Mais là, non, là, ça comptait, là, c’était important. Le psy sortit de son cabinet. La femme, l’autre, serra la main du psychiatre avec un sourire aimable. Elle lui présenta le pâlichon, qui était son mari. Etrange, il n’avait pas l’air d’être son mari, tout les opposait, se disait Thomas, mais bon, parfois, c’est comme ça.&amp;lt;br&amp;gt;Est-ce que tout les opposait, avec la fille aux cheveux rouges ? Il se dit qu’il pouvait au moins lui demander son nom. Il lui demanda comment elle s’appelait. Elle le fixa un moment, intensément, avant de répondre : « Maus ». Maus, quel étrange nom, ça lui allait pourtant tellement bien. Maus ne pouvait aller qu’à un individu unique, exceptionnel. Il se sentait idiot de dire son nom, à lui, Thomas, ça sonnait tellement cliché, classique, désuet.&amp;lt;br&amp;gt;Des Thomas, il y en a des centaines, des milliers. Des Thomas Sorel, il y en a sûrement une dizaine. Des Maus ? Il en était sûr, il n’y en avait qu’une seule, et c’était elle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die Türfalle ist kalt, das macht alles nicht besser, widerwillig drückt Maus sie herunter.  Sie betritt den Flur. Wenigstens ist es warm hier drin, denkt sie. &lt;br /&gt;
An der Garderobe neben dem Eingang zieht sie ihren Mantel aus. Verdammt noch mal, denkt sie in sich hinein, als sie hinunter auf ihre Schuhe blickt, wieso bin ich eigentlich hier?&lt;br /&gt;
Sie hatte sich geschworen, nicht wieder herzukommen. Sie hatte den Termin nicht in ihre Agenda eingetragen gehabt, sie hatte versucht nicht daran zu denken, sie hatte versucht diesen Tag zu übergehen, aber nichts hatte geholfen. Im Gegenteil. Je mehr sie versucht hatte, so zu tun, als gäbe es ihn nicht, desto mehr hatte sie daran gedacht, hatte sich der Termin ihr aufgedrängt. Und jetzt war sie doch hier.&lt;br /&gt;
Maus hängt ihren Mantel über den Bügel, nimmt ihre Tasche und geht in Richtung Empfang. Frau Hagebutten sitzt hinter dem Schreibtisch, nickt ihr zu. „Ach, Sie sind etwas früh da. Aber das macht nichts. Setzen Sie sich doch einfach noch einen Moment ins Wartezimmer. Ich habe gerade vorhin ein paar neue Zeitschriften ausgelegt.“ &lt;br /&gt;
Maus denkt: Ich habe nicht kommen wollen und jetzt bin ich sogar zu früh. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Maus das Wartezimmer betritt und in die blauen, verschlafenen Augen sieht, die auf sie gerichtet sind, ist sie verwirrt. Diese Augen, diesen Blick, den kennt sie doch. Nur woher?&lt;br /&gt;
Sie überlegt, aber sie kommt nicht weit. Er nickt ihr zu und klopft auf den freien Stuhl neben sich.&lt;br /&gt;
Was soll sie machen? Sich benehmen, wie ein kleines Kind und sich widerwillig irgendwo anders hinsetzten? Ausserdem ist ansonsten nur noch ein einziger Stuhl frei. Ausser dem Unbekannten, den sie irgendwoher kennt, sitzen da ein Mann und eine Frau nebeneinander. Sie ist gross und schlank. Sie hat die langen Beine übereinander geschlagen und ist in einer Zeitschrift vertieft. Er, ein durchschnittlicher Typ, hellbraunes Haar, Bart, normale Kleidung, hat die Hände im Schoss zusammengefaltet und den Blick gegen die weisse Wand gerichtet. Eine komische Kombination, denkt Maus. Der Gedanke sich zu den beiden rüber zu setzten, scheint ihr nicht angenehmer, als sich neben Unbekannten zu setzen, der sie in dem Moment nach ihrem Namen fragt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nom de Dieu !&amp;lt;br&amp;gt;Le blasphème d’Aaron Schmitt était légitime. La salle d’attente était le théâtre d’un événement hors du commun. &amp;lt;br&amp;gt;« Je vais la virer. Je vais la virer », pensa le vieux psychiatre à l’égard de Mme Hagebutten.&amp;lt;br&amp;gt;Celle-ci était assise à son bureau, un café à la main, et lisait un magazine.&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’avez-vous fait encore ? Vieille sorcière !&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’est-ce qu’elle a la momie ?&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne leva même pas les yeux de son journal. &amp;lt;br&amp;gt;- Je vous parle de ce qui se passe dans ma salle d’attente. Qu’est-ce que font tous ses patients ? &amp;lt;br&amp;gt;- Demandez-le leur.&amp;lt;br&amp;gt;- Vous allez arrêter vos conneries de ménagère écervellées à la recherche du grand amour. Nous ne sommes pas dans un roman, bon sang! Personne n’est en train d’écrire cette histoire ! Vous ne trouverez pas le bonheur dans un magazine ! C’est la vraie vie ! Et votre prince charmant est sûrement un alcoolique écumeur de bars et de bordels ! Il ne s’appelle pas Bridges ou Steven mais Jean-Jacques. Il est certainement aveugle et transporte une cabine téléphonique dans son estomac. Grand Dieu, ouvrez-les yeux !&amp;lt;br&amp;gt;Cette fois, elle leva des yeux mouillés.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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				<updated>2010-12-03T11:40:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Jörg avait une sérieuse envie de rire. Ridicule. Cette situation, au comble de l'absurde était ridicule. Mathilde lui donna un coup de coude dans le flanc. Elle avait une expression très sérieuse, presque triste. Elle chuchote à son oreille. Pourtant il n'y a personne à part l'imposante réçeptionniste et son tout aussi imposant décolté. Elle aurait pu faire sentinelle d'une forteresse russe enfouie en pleine neige, matrone d'une pizzeria italienne, ou encore sous-cheffe d'usine, à aboyer des ordres. Mais proposer des cafés, apporter une corbeille de calendrier de l'avent de lui allait pas. Chez un dentiste, passe encore, mais chez un psy!&lt;br /&gt;
&amp;quot;Promets-moi de ne pas tout foutre en l'air, promets-moi.&amp;quot; La voix à Mathilde au creux de son oreille. Une ombre de voix. Jörg lui répond d'un grand sourire ironique. Elle serre juste les lèvres. Le psy. Il n'en revenait toujours pas. Mathilde qui l'entraîne chez le psy. Nous avons des problèmes. Je pense très honnêtement que tu n'es pas conscient de l'ampleur de ce problème. Il déglutit, il soupire, il se renfrogne. Fixer les murs de cette salle d'attente quelconque et ne rien penser. Surtout, ne pas penser que le véritable, seul problème serait sans doute que sa copine couche à droite et gauche. Qu'elle a déjà dormi chez son meilleur ami. Que son meilleur ami couche avec elle. Qu'il tolère ca. Comme le papier peint qu'il fixe pourrait le tolérer. &lt;br /&gt;
Il est distrait par un jeune homme qui entre dans la salle. Jeune. Beau. Le type d'homme que Mathilde aimerait. Il jette un coup d'oeil à sa droite. Elle lit le journal.Des mèches tombent devant ses yeux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Fetter Text'''Thomas allait à sa séance chez le psy. Troisième séance, ça n’avait absolument pas de résultats, mais ça le divertissait. Parfois, il se sentait presque lui-même l’âme d’un docteur qui venait soulager les maux du vieil homme. Alors il pensait bien revenir, encore, il le fallait, il ne pouvait laisser ce pauvre Aaron Schmitt sans lui. &amp;lt;br&amp;gt;C’était un lundi matin, et Thomas allait à sa séance chez le psy. En ouvrant la porte du cabinet, il se trouva nez à nez avec la réceptionniste, le crapaud, celle qui avait un nom de vieux bouton moisi. Mais pas seulement. Dans la salle d’attente, deux individus. Une femme, assez belle, la trentaine, était assise à côté d’un homme du même âge, un peu pâlichon. &amp;lt;br&amp;gt;Et puis elle arriva, elle, la jeune fille rousse. Il la fixa, elle sembla étonnée de le voir. Elle vint s’asseoir à côté de lui.&amp;lt;br&amp;gt;Thomas ne savait pas très bien quoi faire, la situation était embarrassante, c’était l’occasion rêvée pour s’adresser à elle, et en même temps, avec tout ce monde… Il s’étonnait lui-même, il n’avait pourtant jamais été du genre timide, plutôt tête brûlée. Mais là, non, là, ça comptait, là, c’était important. Le psy sortit de son cabinet. La femme, l’autre, serra la main du psychiatre avec un sourire aimable. Elle lui présenta le pâlichon, qui était son mari. Etrange, il n’avait pas l’air d’être son mari, tout les opposait, se disait Thomas, mais bon, parfois, c’est comme ça.&amp;lt;br&amp;gt;Est-ce que tout les opposait, avec la fille aux cheveux rouges ? Il se dit qu’il pouvait au moins lui demander son nom. Il lui demanda comment elle s’appelait. Elle le fixa un moment, intensément, avant de répondre : « Maus ». Maus, quel étrange nom, ça lui allait pourtant tellement bien. Maus ne pouvait aller qu’à un individu unique, exceptionnel. Il se sentait idiot de dire son nom, à lui, Thomas, ça sonnait tellement cliché, classique, désuet.&amp;lt;br&amp;gt;Des Thomas, il y en a des centaines, des milliers. Des Thomas Sorel, il y en a sûrement une dizaine. Des Maus ? Il en était sûr, il n’y en avait qu’une seule, et c’était elle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Die Türfalle ist kalt, das macht alles nicht besser, widerwillig drückt Maus sie herunter.  Sie betritt den Flur. Wenigstens ist es warm hier drin, denkt sie. &lt;br /&gt;
An der Garderobe neben dem Eingang zieht sie ihren Mantel aus. Verdammt noch mal, denkt sie in sich hinein, als sie hinunter auf ihre Schuhe blickt, wieso bin ich eigentlich hier?&lt;br /&gt;
Sie hatte sich geschworen, nicht wieder herzukommen. Sie hatte den Termin nicht in ihre Agenda eingetragen gehabt, sie hatte versucht nicht daran zu denken, sie hatte versucht diesen Tag zu übergehen, aber nichts hatte geholfen. Im Gegenteil. Je mehr sie versucht hatte, so zu tun, als gäbe es ihn nicht, desto mehr hatte sie daran gedacht, hatte sich der Termin ihr aufgedrängt. Und jetzt war sie doch hier.&lt;br /&gt;
Maus hängt ihren Mantel über den Bügel, nimmt ihre Tasche und geht in Richtung Empfang. Frau Hagebutten sitzt hinter dem Schreibtisch, nickt ihr zu. „Ach, Sie sind etwas früh da. Aber das macht nichts. Setzen Sie sich doch einfach noch einen Moment ins Wartezimmer. Ich habe gerade vorhin ein paar neue Zeitschriften ausgelegt.“ &lt;br /&gt;
Maus denkt: Ich habe nicht kommen wollen und jetzt bin ich sogar zu früh. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Maus das Wartezimmer betritt und in die blauen, verschlafenen Augen sieht, die auf sie gerichtet sind, ist sie verwirrt. Diese Augen, diesen Blick, den kennt sie doch. Nur woher?&lt;br /&gt;
Sie überlegt, aber sie kommt nicht weit. Er nickt ihr zu und klopft auf den freien Stuhl neben sich.&lt;br /&gt;
Was soll sie machen? Sich benehmen, wie ein kleines Kind und sich widerwillig irgendwo anders hinsetzten? Ausserdem ist ansonsten nur noch ein einziger Stuhl frei. Ausser dem Unbekannten, den sie irgendwoher kennt, sitzen da ein Mann und eine Frau nebeneinander. Sie ist gross und schlank. Sie hat die langen Beine übereinander geschlagen und ist in einer Zeitschrift vertieft. Er, ein durchschnittlicher Typ, hellbraunes Haar, Bart, normale Kleidung, hat die Hände im Schoss zusammengefaltet und den Blick gegen die weisse Wand gerichtet. Eine komische Kombination, denkt Maus. Der Gedanke sich zu den beiden rüber zu setzten, scheint ihr nicht angenehmer, als sich neben Unbekannten zu setzen, der sie in dem Moment nach ihrem Namen fragt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Nom de Dieu !&amp;lt;br&amp;gt;Le blasphème d’Aaron Schmitt était légitime. La salle d’attente était le théâtre d’un événement hors du commun. &amp;lt;br&amp;gt;« Je vais la virer. Je vais la virer », pensa le vieux psychiatre à l’égard de Mme Hagebutten.&amp;lt;br&amp;gt;Celle-ci était assise à son bureau, un café à la main, et lisait un magazine.&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’avez-vous fait encore ? Vieille sorcière !&amp;lt;br&amp;gt;- Qu’est-ce qu’elle a la momie ?&amp;lt;br&amp;gt;Elle ne leva même pas les yeux de son journal. &amp;lt;br&amp;gt;- Je vous parle de ce qui se passe dans ma salle d’attente. Qu’est-ce que font tous ses patients ? &amp;lt;br&amp;gt;- Demandez-le leur.&amp;lt;br&amp;gt;- Vous allez arrêter vos conneries de ménagère écervellées à la recherche du grand amour. Nous ne sommes pas dans un roman, bon sang! Personne n’est en train d’écrire cette histoire ! Vous ne trouverez pas le bonheur dans un magazine ! C’est la vraie vie ! Et votre prince charmant est sûrement un alcoolique écumeur de bars et de bordels ! Il ne s’appelle pas Bridges ou Steven mais Jean-Jacques. Il est certainement aveugle et transporte une cabine téléphonique dans son estomac. Grand Dieu, ouvrez-les yeux !&amp;lt;br&amp;gt;Cette fois, elle leva des yeux mouillés.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Mathilde</id>
		<title>Mathilde</title>
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				<updated>2010-11-26T09:08:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;À bien y réfléchir, c’est [http://blog.cybertexte.ch/index.php? Mathilde] qui a provoqué indirectement ma rencontre avec Sven.&amp;lt;br&amp;gt;Mathilde est une grande fille avec des poignets très fins qui sent toujours l’abricot. Elle en parfume ses lèvres&amp;amp;nbsp;; Mathilde c’est une professionnelle de l’amour. Caustique. Naturellement, je ne veux pas dire par là que c’est une prostituée, d’ailleurs, Mathilde est loin d’être une fille de joie, et je continue sur le même ton. Bien que cette phrase soit une vérité relative (quelle vérité ne l’est pas&amp;amp;nbsp;?) et que je m'étripe constamment quant à sa pertinence, Mathilde n’a jamais été amoureuse. &amp;lt;br&amp;gt;Je vis avec Mathilde, la plupart du temps, quand je ne vis pas chez Sven. Mais je ne veux pas m’étendre sur le sujet des circonstances de mes trajets. Je suis un grand garçon, après tout. Je choisis aussi bien la manière de claquer la porte de mon appartement que la raison de la claquer, depuis le temps. Bref.&amp;lt;br&amp;gt;Une de ces fois de plus où j’arrachais la poignée Ikea de mon home sweet bitter home sans un rond en poche, la porte qui me faisait face avait simultanément bondi hors de ses gonds pour me livrer un grand individu un peu sombre en caleçon avec pour toute autre garniture des chaussures de cuir brun style business man, dont le volume était majoritairement esthétique. Je les aurais trouvées ridicules si la situation avait été autre. Seulement, j’étais trop occupé à chercher un adjectif adéquat pour cette singulière apparition mise à la porte.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Hi, I’m Sven.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Je ne pouvais honnêtement le blâmer de cette anglophilie hilarante, car la première pensée qui me traversa alors l’esprit fut «&amp;amp;nbsp;what the fuck?!&amp;amp;nbsp;» Je ne veux pas vous paraître vulgaire, mais le monde étant tel qu’il est, c'est-à-dire moins bien qu’avant, ce mot que je ne censure pas m’est aussi commun que «&amp;amp;nbsp;pomme&amp;amp;nbsp;». Il m’est, en plus, impossible de censurer mon inconscient. Interprétant mon mutisme verdâtre comme une manifestation de mon incompréhension de l’anglais, l’inconnu ajouta&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;En français ça me va aussi.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Mathilde]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|Mathilde]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Pour_la_route</id>
		<title>Pour la route</title>
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				<updated>2010-11-26T08:34:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;«[[Bien.|Tiens, bois ça]].»&amp;lt;br&amp;gt;Je devais trop m’appuyer à la barrière de son balcon. Il est vrai que parfois je joue avec le fantasme d’en sauter, surtout avec toute l’herbe verte qu’on pouvait voir en contrebas. Ces envols de haut en bas n’étaient certainement pas étrangers à mes migrations de gauche à droite puis droite à gauche, de pas chez moi à pas chez moi, de pas chez moi à chez moi. Il y avait toutefois pire que de mourir sur du vert. Tous ces cravatés qui grattaient le ciel et la bourse en 1929 et en 2009 avaient dû le constater&amp;amp;nbsp;; il y avait aussi le gris bitume. Rouge et vert, on parle de couleurs complémentaires.&amp;lt;br&amp;gt;Sven avait posé un petit verre de liquide ambré sur la balustrade grise, et ce contraste me plaisait déjà plus que le gris et le rouge. &amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;C’est du whisky&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;&amp;lt;br&amp;gt;– Glenmorangie, le meilleur.&amp;lt;br&amp;gt;– Somptuaire dépense.&amp;amp;nbsp;» J’en avais entendu parler, et j’avais aussi lu les notices d’emballage en traversant un de ces magasins détaxés d’aéroport, mais n’avais jamais eu le loisir ni l’argent de m’en procurer une bouteille.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Avec une pointe d’eau, histoire de travailler sur son corps.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Je ne me suis pas retrouvé dans un jardin italien entouré de mandariniers, de poiriers, de pommiers et de citronniers ni n’avais-je l’impression d’avoir ingurgité de la menthe sauvage voire des fleurs de géraniums, mais je reconnais que cette gorgée était savoureuse et subtile pour un ignare comme moi, que je ne la recrachai pas comme il m’était arrivé de le faire plus jeune, lorsqu’on je m’essayais au whisky à dix francs à même le goulot. Je laissai échapper un soupir en reposant&amp;amp;nbsp;[[Abricoderm|l’offrande exceptionnelle]] de Sven.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;“Un dernier pour la route”, quelle expression absurde&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;– C’est pour cela que je ne l’ai pas utilisée...&amp;lt;br&amp;gt;– Premièrement, ce n’est pas le dernier, deuxièmement parler de la vie humaine en terme de route serait en tailler un grossier portrait.&amp;lt;br&amp;gt;– Peut-être aussi parlait-on simplement de route.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Et c’est ainsi que dans un premier temps je me désintéressai de la couleur de l’herbe en dessous du balcon de Sven pour m’intéressait à la couleur de son whisky.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|pour]]&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|pour]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Eine_Woche_sp%C3%A4ter</id>
		<title>Diskussion:Eine Woche später</title>
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				<updated>2010-10-31T16:38:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ha ha, sehr feine bemerkung apropos Zahnpaste. Winter, die leute lachen weniger, brauchen auch keine mehr. &lt;br /&gt;
Ich mag auch, dass Maus sich so sehr auseinander setzt mit dingen, die man sonst auch nicht oft in frage stellt. &lt;br /&gt;
Zwar wer bin ich, et caetera sind haüfige themen, aber ich finde deine art weise, es zu schreiben ist in sich doch eigenartig.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leïla&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Diskussion:Eine_Woche_sp%C3%A4ter</id>
		<title>Diskussion:Eine Woche später</title>
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				<updated>2010-10-31T16:37:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: Die Seite wurde neu angelegt: „Ha ha, sehr feine bemerkung apropos Zahnpaste. Winter, die leute lachen weniger, brauchen auch keine mehr.  Ich mag auch, dass Maus sich so sehr auseinander setzt…“&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ha ha, sehr feine bemerkung apropos Zahnpaste. Winter, die leute lachen weniger, brauchen auch keine mehr. &lt;br /&gt;
Ich mag auch, dass Maus sich so sehr auseinander setzt mit dingen, die man sonst auch nicht oft in frage stellt. &lt;br /&gt;
Zwar wer bin ich, et caetera sind haüfige themen, aber ich finde deine art weise, es zu schreiben ist in sich doch eigenartig.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>Pour la route</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;«[[Bien.|Tiens, bois ça]].»&amp;lt;br&amp;gt;Je devais trop m’appuyer à la barrière de son balcon. Il est vrai que parfois je joue avec le fantasme d’en sauter, surtout avec toute l’herbe verte qu’on pouvait voir en contrebas. Ces envols de haut en bas n’étaient certainement pas étrangers à mes migrations de gauche à droite puis droite à gauche, de pas chez moi à pas chez moi, de pas chez moi à chez moi. Il y avait toutefois pire que de mourir sur du vert. Tous ces cravatés qui grattaient le ciel et la bourse en 1929 et en 2009 avaient dû le constater&amp;amp;nbsp;; il y avait aussi le gris bitume. Rouge et vert, on parle de couleurs complémentaires.&amp;lt;br&amp;gt;Sven avait posé un petit verre de liquide ambré sur la balustrade grise, et ce contraste me plaisait déjà plus que le gris et le rouge. &amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;C’est du whisky&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;&amp;lt;br&amp;gt;– Glenmorangie, le meilleur.&amp;lt;br&amp;gt;– Somptuaire dépense.&amp;amp;nbsp;» J’en avais entendu parler, et j’avais aussi lu les notices d’emballage en traversant un de ces magasins détaxés d’aéroport, mais n’avais jamais eu le loisir ni l’argent de m’en procurer une bouteille.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Avec une pointe d’eau, histoire de travailler sur son corps.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Je ne me suis pas retrouvé dans un jardin italien entouré de mandariniers, de poiriers, de pommiers et de citronniers ni n’avais-je l’impression d’avoir ingurgité de la menthe sauvage voire des fleurs de géraniums, mais je reconnais que cette gorgée était savoureuse et subtile pour un ignare comme moi, que je ne la recrachai pas comme il m’était arrivé de le faire plus jeune, lorsqu’on je m’essayais au whisky à dix francs à même le goulot. Je laissai échapper un soupir en reposant&amp;amp;nbsp;[[Abricoderm|l’offrande exceptionnelle]] de Sven.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;“Un dernier pour la route”, quelle expression absurde&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;– C’est pour cela que je ne l’ai pas utilisée...&amp;lt;br&amp;gt;– Premièrement, ce n’est pas le dernier, deuxièmement parler de la vie humaine en terme de route serait en tailler un grossier portrait.&amp;lt;br&amp;gt;– Peut-être aussi parlait-on simplement de route.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Et c’est ainsi que dans un premier tant je me désintéressai de la couleur de l’herbe en dessous du balcon de Sven pour m’intéressait à la couleur de son whisky.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|pour]]&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|pour]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Sym%C3%A9trie_automnale_de_l%27hiver</id>
		<title>Symétrie automnale de l'hiver</title>
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				<updated>2010-10-29T10:48:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Un dimanche blanc était tombé sur nous. Il nous arrive trop souvent de l’appeler gris quand il ne l’est pas, symétrie d’une chute de neige d’octobre. Le ciel assourdissait tous les bruits et m’assourdissait aussi l’âme. On J’avais rassemblé mon énergie pour m’échouer sur le canapé, la tête renversée sans voir le plafond et profitait de l’indifférence de mon compagnon pour jouer à mon aise mon rôle de baleine en danger de mort. Sven m’hébergeait pour quelques jours, car je m’étais brouillé avec Mathilde. Ce n’était pas la première fois ni la dernière fois que cela m’arrivait et même si cela me jetait dans une mélancolie vague, le ciel d’automne contribuait plus à noircir mes pensées de sa clarté mensongère.&amp;lt;br&amp;gt;Plusieurs fois, mon ami fit passer son ombre dans mon champ de perception. Une casserole qui tinte sur la cuisinière, le gaz qu’on allume, qui me ramenait au magistral ''Alan’s psychedelic breakfast'', et me donnait l’excuse d’autres treize minutes d’hallucinose.&amp;lt;br&amp;gt;J’enviais Sven pour sa cuisinière à gaz et pour son plafond boisé, pour son manque d’attaches aux femmes et pour son flegme. Je l’enviais pour ses mains de musicien qui pouvaient être comparées à l’architecture de Calatrava dans la finesse de leur tension.&amp;amp;nbsp;Peut-être aussi plaignais-je les femmes tombées amoureuses de lui à cause de ces mêmes mains.Est-ce que Mathilde aurait [[Mathilde|aussi]] cédé face à ces mains-là&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;L’odeur du café qui émanait de la tasse qu’il posa devant moi me fit sortir de ma léthargie. Naturellement que j’avais passé ces troubles identitaires. Je me serais presque convaincu, un autre jour. Sans doute une autre illusion d’une longue liste que de vieillir réglait ce genre de problèmes.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Arrête de broyer du noir dans mon salon, tu vas finir par faire des taches.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Je me redressai, alerté par le fait que Sven se manifeste.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Et le Glenmorangie&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– [[Pour la route|Tu n’es pas assez mal pour ça]]. D'ailleurs, je l’ai fini l’autre jour devant un film de Jim Jarmusch. &amp;lt;br&amp;gt;– Tu ne fumes même pas, pourquoi te complaire devait ces héroïnes sombres&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– Depuis quand ne remarques-tu plus mes cendriers&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– Depuis quand est-ce que j’oublierais que ce sont tes femmes qui remplissent tes cendriers&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;» Pour toute réponse, il s’empara de ma tasse de café pour y dérober une gorgée. Je suis chez moi, je peux reprendre ce que je donne sans voler. C’était un principe magnifié par son culot. Il l’aurait fait avec n’importe quel invité sans arrières-pensées. Quelqu’un de mesquin comme vous et moi pour punir ces propos déplacés, mais Sven avait déjà oublié ce que je venais de lui répondre. La parole était pour lui un microcosme humain autarcique, placé quelque part derrière notre ménisque droit.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|symétrie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|symétrie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Abricoderm</id>
		<title>Abricoderm</title>
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				<updated>2010-10-29T10:37:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;La dernière fois que je me suis rendu chez lui, un tube de pommade traînait sur la table de la cuisine, où il m’avait commodément invité à m’asseoir pour un café nécessaire. Il était onze heures, mais lui, à peine levé quand j’étais arrivé, dédaignant les règles élémentaires de politesse m’avait laissé en tête à tête avec sa boîte de cornflakes, son bol à moitié vide, avec ces pétales collés au hasard de sa consommation. C’était bien la seule preuve que j’avais de ne pas l’avoir réveillé en ne sonnant pas à sa porte (il n’y a plus de sonnette depuis des années), mais en y frappant comme un sourd. Donc quand je dis invité à m’asseoir, je reste très précis. Sven ne m’avait pas invité au café, c’est moi qui avais dû le tirer de son infâme machine. Donc, pour en revenir à nos tubes, cet abandon matinal, du moins avant-midi, m’avait jeté dans un état de curiosité profonde. Après avoir pris connaissance du jeu derrière sa boîte de cornflakes, je me suis jeté sur ce tube, blanc, l’ai pris et retourné. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un abricot sur sa proue nous livrait à mille suggestions par sa ligne coquine et sa peau rougissante. On était vite éclairé que la seule raison de sa présence, du moins officielle, était de légitimer la présence de noyaux d’abricots dans la pommade. Le nom par contre faisait pauvre mine, je devais l'avouer. Peut-être parce qu'il se retrouvait relégué à deux lignes et qu'il privait l'abricot de son t, tout comme derm ne pouvait être qu'un autre être amputé, dont la consonance seule évoquait notre chère langue.&amp;amp;nbsp;Étrange, Sven, je ne t’imaginais pas prompt aux coquetteries de derme. Quel ne fut pas mon choc, quand en retournant l’aimable tube (ne serait-ce que parce qu’on aime les abricots) de voir inscrit à sa poupe «&amp;amp;nbsp;pour soigner les seins lors de l’allaitement&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;. En fait, le prix me stupéfia presque autant, car il dépassait tout ce qu’on aurait pu demander pour 50&amp;amp;nbsp;ml du meilleur [[Pour la route|Glenmorangie]] (et on obtenait pour ce dernier un graphisme dyslexique). Crève charogne, m’exclamais-je tout bas en songeant au nombre de fois où mon ingrat ami avait prétexté un trou dans son porte-monnaie pour ne pas me payer une goutte de ce noble nectar. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cet instant même, les éclaboussures d’eau s’arrêtèrent. Je pris le tube dans ma main, une fois de plus et me redressait, le coeur vaillant, le café oublié. Il fallait que j’en aie le coeur net. Pour moi, beaucoup de choses dépendaient de [[Symétrie automnale de l'hiver|sa réponse]] à ma question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|Abricoderm]]&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Abricoderm]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/J%C3%B6rg</id>
		<title>Jörg</title>
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				<updated>2010-10-29T10:36:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Je me demande si je suis ici uniquement pour vous parler de mon ami Sven où si vous m'avez convoqué pour quelque chose d'autre. Et si c'était quelque chose de plus grave, hein? Moi je trouverais ça drôle, que ce soit grave. Au moins, cela mettrait un peu de quelque chose d'autre dans ma vie. Je voulais dire piment, mais qu'avons-nous tous à parler de piment quand on veut exprimer l'imprévu? L'imprévu il t'arrache pas la gorge, il &amp;amp;nbsp;te claque sous le nez comme une grenouille d'autoroute. Oui, parfaitement. Alors, je m'en fous que ça n'existe pas, les grenouilles d'autoroute, on parle bien d'animaux domestiques et pourtant c'est un principe tout autant accepté par notre société que la mort non spectaculaire mais attristante de ces hordes d'amphibiens [[Pour la route|en migration]]. Et si vous voulez chipoter sur la migration, vous savez, je crois que je pourrais perdre mon calme, parce que j'aime bien m'expliquer, mais quand même. Quant à la question de l'accord d'autoroute dans le groupe nominal «grenouilles d'autoroute», c'est parce qu'une grenouille, ça m'étonnerait qu'elle s'emploie à la fréquentation de plusieurs autoroutes. Voilà! Non mais... D'habitude on me laisse parler quand je cause. Oui, osez mettre le mot, je suis intolérant! Bravo, cette société gangrenée, où la catégorisation sauve. Vous êtes fier, au moins vous savez comment m'appeler, maintenant, plus besoin de savoir mon nom. Ça tombe bien, j'avais pas envie de connaître le vôtre.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;[[Category:Jörg|jörg]]&amp;amp;nbsp;[[Category:Sven|jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Bien.</id>
		<title>Bien.</title>
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				<updated>2010-10-29T10:35:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Il ne savait pas comment il était arrivé à son appartement, mais comment il avait atterri dans son lit, oui. Un avion à réaction touché en plein vol, bourré de caisses et de ferraille, comme il s’écrase sur la piste. Il avait l’impression de s’être retourné un tel nombre de fois. Sa peau supportait à peine le contact des draps. La sueur, l’odeur de bière embrassaient son corps, rancissaient son esprit. Il lui semblait que Mathilde était là, l’avait accueilli avec les yeux qu’elle lui faisait de plus en plus souvent, comme si elle se sentait tout aussi mal que lui en le voyant ivre; il était une écharde sous sa peau, qu’elle désirait oublier. Il ne la voyait pas, il ne la sentait pas à ses côtés. Avait-elle claqué la porte. Hilarant. Il devait ricaner, il devait, ensuite, aussi rire. Rien n’était très important, peu lui importait, ce qu’elle pouvait en penser, qui elle voulait baiser. Pas important Mathilde. &amp;lt;br&amp;gt;Sven l’avait entraîné dans les bars les plus divers, sordides et moins, il avait dû vomir. Maintenant, son ventre l’élançait encore. Quatre heures du matin, sa tête le laissait encore tranquille, mais il allait personnellement assister au lever de soleil de sa torture, il le sentait. Certains visages de femmes dansaient encore sur le plafond sombre. Qu’avait-il fait, il ne se souvenait plus. Il avait beaucoup ironisé, il avait failli se bastonner avec un autre crétin qui l’avait mis hors de lui. Pourquoi. Un hoquet le souleva. Passer la main sur un front mouillé. Ou comment prendre toute la merde dans ses tripes pour s’en peinturlurer la face. Bien Jörg, bravo Jörg. Tu vas changer ta vie en te prenant des cuites pareilles, c’est sûr. Et qu’est-ce que tu veux changer, grand con?&amp;lt;br&amp;gt;Il se sentait une envie de pleurer, il s’en serait ravalé les yeux. Pas possible d’encore s’apitoyer sur son sort. Il était vivant entre deux murs, une planche, un matelas, une migraine et sa bêtise. Ces bruits dans la cuisine qui grattaient à son esprit comme si elle se mouchait, comme si elle reniflait, sa Mathilde, parce qu’il était quand même abject. Elle ne serait pas partie? Il la voulait. Dans leur lit, encore. Un vicieux besoin de la détruire. Il savait, il finirait bien par y arriver. &amp;lt;br&amp;gt;Il ferma les yeux. Le plafond ne virevoltait plus. Sven dans la cuisine à réconforter sa femme, à la caresser comme pour l’obtenir. Sven obtenait tout ce qu’il désirait. Cette vision hantait ses nuits. Il avait peur de ne plus pouvoir gérer cette percée lancinante dans ses omoplates. Et se tenir droit, au moins. Plier les genoux sous le choc, mais se tenir droit, Mathilde. Il se sentait très vieux, alors que le plafond ne dansait plus, que son foie jouait encore. Le temps passait sans lui, parfois, souvent, lui brisait les os. Quel âge. L’âge, peu importe l’âge. Le taux d’alcoolémie aussi. On se sentait vieux parce qu’on se sentait vivre une fois de trop. Il ne pouvait même pas se plaindre de sa personne, il ne savait pas ce qu’il aurait fait autrement, manger, dormir, naître. C’était juste là, comme une tumeur dans sa pensée, ne pas pouvoir se faire plaisir à chaque instant, ne pas pouvoir être… un peu plus fort, un peu plus beau, un peu moins bête. Il rit d’un souffle à ses mauvais jeux d’esprit. Un jour son ironie le tuerait, pas la cirrhose.&amp;lt;br&amp;gt;Pourquoi la cuite? Pourquoi respirer? Penser à Sven, sûrement que c’était lui qui l’avait traîné à cette porte, à cet appartement. Mathilde l’avait forcément vu, que lui avait-elle jeté à la figure, l’avait-elle touché. Il aurait voulu connaître les mots, les gestes, et lire tout ce qui s’y cachait. Il voulait les confronter enfin, ces deux comètes, qu’elles explosent. Les forcer à tout avouer, à lui dire ce qu’il en était. S’il pouvait intégrer l’asile ou s’il partait pour de bon ailleurs, loin de tous ces cinglés qui lui prenaient la tête. S’il se déchirait un peu en claquant une dernière fois cette porte, ce ne serait pas grave. Pas grave. Il y avait pire, les enfants qui mourraient de faim, ceux qui mourraient de fin, les ours polaires et les bébés phoques, Brigitte Bardot, Syd Barrett, [[24 octobre, 9 h 20|l'usine]], la migraine qui lui couvrait le crâne des ailes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|bien]] [[Category:Jörg|bien]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Sven</id>
		<title>Sven</title>
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				<updated>2010-10-29T10:34:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Un de mes homonymes a péri de joie dans une église suédoise, je ne tiens pas à récidiver, vous dirait Sven si vous le surprenez un jour de pluie, éplucheur dans la main. Mais [[Jörg|moi]], je l'observe toujours de loin, car il ne porte à mon goût aucun imperméable aussi bien que celui de la récidive. C'est un garçon étrange, qui jamais ne pénétra à nouveau dans un Ikea après avoir interprété ce funeste récit de Selma Lagerlöf comme le concernant. Bon, cela relève certainement de la superstition, me direz-vous, mais il faut lui reconnaître de l'esprit&amp;amp;nbsp;: en dehors d'une église suédoise, il n'y a en Suisse rien de plus semblable à une église suédoise qu'Ikea. Là où le bât blesse, c'est qu'on ne peut attribuer après mûre réflexion cette résolution qu'à deux causes&amp;amp;nbsp;: une imagination exacerbée ou un esprit extrêmement matériel. Vous conviendrez que tout un chacun ne peut s'imaginer éteint de joie par l'acquisition de nouveaux meubles, encore moins par la contemplation de ceux-ci, les exposés veillant à un équilibre précis entre le bon goût et le goût des autres, à moins d'être littéralement possédé par la consommation ou l'art du compromis. Promis à tous, même vous.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|sven]]&amp;amp;nbsp;[[Category:Jörg|sven]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/24_octobre,_9_h_20</id>
		<title>24 octobre, 9 h 20</title>
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				<updated>2010-10-29T10:32:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;J’ai les mains froides.&amp;lt;br&amp;gt;Devant moi, la chaîne à rouleau de l’usine. Grinçante et morne. Chaque fois que je la retrouve, je dois rire jaune. Trier des champignons, les emballer, coller les étiquettes, prendre le carton et remplir. J’en suis au remplissage. Déjà plus d’une heure que je me réfugie dans un coin sombre de mon esprit pour ne plus trop savoir ce que je fais. Ennui. Pas tout en même temps, pas trop vite. La même tâche par tranche de deux heures. Il fait froid&amp;amp;nbsp;; règle universelle des usines alimentaires. &amp;lt;br&amp;gt;On nous donne de ces tabliers, qui s’ils étaient dans une cuisine seraient de mauvais goût. Là, ils sont convenables. Appropriés, pas beaux. Tout de même. Jaunes. Ou bruns. Je ne pourrais pas dire.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque matin devrait être le dernier.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits des machines, la lumière crue, la tôle. &amp;lt;br&amp;gt;On se croirait dans Les Temps modernes de Charlie Chaplin, en moins drôle. Ça a de quoi pousser au suicide. J’en connais qui y passent leur vie. Seul moment où je suis véritablement conscient de ma chance. Pour moi, ce n’est qu’un passage.&amp;lt;br&amp;gt;En été, c’était l’esclavage. Blanchir à vue d’oeil sous les néons. Dire que d’autres sentaient le soleil jusqu’à l’intérieur de leurs tripes. Quelque part.&amp;lt;br&amp;gt;Ça vous rend maigre, ça vous coupe l’appétit, ces champignons. Pendant huit heures d’affilée. Je ne peux ni les voir, ni les sentir une fois sorti. De là à en manger. J’en cauchemarde, parfois. Il faut croire que mon imaginaire n’a rien de mieux à rêver. Ça me désole.&amp;lt;br&amp;gt;Je croyais qu’en automne la tâche serait moins ingrate.&amp;lt;br&amp;gt;Grave erreur.&amp;lt;br&amp;gt;La brume, le froid de la bise, la couleur des feuilles, leur danse, leur éclat me rendent plus nostalgique de la nature que jamais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, rien ne change. Moi. L’usine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;[[Category:Jörg|24 octobre, 9 h 20]]&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;[[Category:Vendredi 29 octobre 2010|29]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>24 octobre, 9 h 20</title>
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				<updated>2010-10-29T10:29:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;J’ai les mains froides.&amp;lt;br&amp;gt;Devant moi, la chaîne à rouleau de l’usine. Grinçante et morne. Chaque fois que je la retrouve, je dois rire jaune. Trier des champignons, les emballer, coller les étiquettes, prendre le carton et remplir. J’en suis au remplissage. Déjà plus d’une heure que je me réfugie dans un coin sombre de mon esprit pour ne plus trop savoir ce que je fais. Ennui. Pas tout en même temps, pas trop vite. La même tâche par tranche de deux heures. Il fait froid&amp;amp;nbsp;; règle universelle des usines alimentaires. &amp;lt;br&amp;gt;On nous donne de ces tabliers, qui s’ils étaient dans une cuisine seraient de mauvais goût. Là, ils sont convenables. Appropriés, pas beaux. Tout de même. Jaunes. Ou bruns. Je ne pourrais pas dire.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque matin devrait être le dernier.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits des machines, la lumière crue, la tôle. &amp;lt;br&amp;gt;On se croirait dans Les Temps modernes de Charlie Chaplin, en moins drôle. Ça a de quoi pousser au suicide. J’en connais qui y passent leur vie. Seul moment où je suis véritablement conscient de ma chance. Pour moi, ce n’est qu’un passage.&amp;lt;br&amp;gt;En été, c’était l’esclavage. Blanchir à vue d’oeil sous les néons. Dire que d’autres sentaient le soleil jusqu’à l’intérieur de leurs tripes. Quelque part.&amp;lt;br&amp;gt;Ça vous rend maigre, ça vous coupe l’appétit, ces champignons. Pendant huit heures d’affilée. Je ne peux ni les voir, ni les sentir une fois sorti. De là à en manger. J’en cauchemarde, parfois. Il faut croire que mon imaginaire n’a rien de mieux à rêver. Ça me désole.&amp;lt;br&amp;gt;Je croyais qu’en automne la tâche serait moins ingrate.&amp;lt;br&amp;gt;Grave erreur.&amp;lt;br&amp;gt;La brume, le froid de la bise, la couleur des feuilles, leur danse, leur éclat me rendent plus nostalgique de la nature que jamais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, rien ne change. Moi. L’usine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Vendredi 29 octobre 2010|tat]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg|Jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>24 octobre, 9 h 20</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;J’ai les mains froides.&amp;lt;br&amp;gt;Devant moi, la chaîne à rouleau de l’usine. Grinçante et morne. Chaque fois que je la retrouve, je dois rire jaune. Trier des champignons, les emballer, coller les étiquettes, prendre le carton et remplir. J’en suis au remplissage. Déjà plus d’une heure que je me réfugie dans un coin sombre de mon esprit pour ne plus trop savoir ce que je fais. Ennui. Pas tout en même temps, pas trop vite. La même tâche par tranche de deux heures. Il fait froid&amp;amp;nbsp;; règle universelle des usines alimentaires. &amp;lt;br&amp;gt;On nous donne de ces tabliers, qui s’ils étaient dans une cuisine seraient de mauvais goût. Là, ils sont convenables. Appropriés, pas beaux. Tout de même. Jaunes. Ou bruns. Je ne pourrais pas dire.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque matin devrait être le dernier.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits des machines, la lumière crue, la tôle. &amp;lt;br&amp;gt;On se croirait dans Les Temps modernes de Charlie Chaplin, en moins drôle. Ça a de quoi pousser au suicide. J’en connais qui y passent leur vie. Seul moment où je suis véritablement conscient de ma chance. Pour moi, ce n’est qu’un passage.&amp;lt;br&amp;gt;En été, c’était l’esclavage. Blanchir à vue d’oeil sous les néons. Dire que d’autres sentaient le soleil jusqu’à l’intérieur de leurs tripes. Quelque part.&amp;lt;br&amp;gt;Ça vous rend maigre, ça vous coupe l’appétit, ces champignons. Pendant huit heures d’affilée. Je ne peux ni les voir, ni les sentir une fois sorti. De là à en manger. J’en cauchemarde, parfois. Il faut croire que mon imaginaire n’a rien de mieux à rêver. Ça me désole.&amp;lt;br&amp;gt;Je croyais qu’en automne la tâche serait moins ingrate.&amp;lt;br&amp;gt;Grave erreur.&amp;lt;br&amp;gt;La brume, le froid de la bise, la couleur des feuilles, leur danse, leur éclat me rendent plus nostalgique de la nature que jamais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, rien ne change. Moi. L’usine. &lt;br /&gt;
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		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>24 octobre, 9 h 20</title>
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				<updated>2010-10-29T10:25:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: Die Seite wurde neu angelegt: „&amp;amp;nbsp;J’ai les mains froides.&amp;lt;br&amp;gt;Devant moi, la chaîne à rouleau de l’usine. Grinçante et morne. Chaque fois que je la retrouve, je dois rire jaune. Trier …“&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;J’ai les mains froides.&amp;lt;br&amp;gt;Devant moi, la chaîne à rouleau de l’usine. Grinçante et morne. Chaque fois que je la retrouve, je dois rire jaune. Trier des champignons, les emballer, coller les étiquettes, prendre le carton et remplir. J’en suis au remplissage. Déjà plus d’une heure que je me réfugie dans un coin sombre de mon esprit pour ne plus trop savoir ce que je fais. Ennui. Pas tout en même temps, pas trop vite. La même tâche par tranche de deux heures. Il fait froid&amp;amp;nbsp;; règle universelle des usines alimentaires. &amp;lt;br&amp;gt;On nous donne de ces tabliers, qui s’ils étaient dans une cuisine seraient de mauvais goût. Là, ils sont convenables. Appropriés, pas beaux. Tout de même. Jaunes. Ou bruns. Je ne pourrais pas dire.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque matin devrait être le dernier.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
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Les bruits des machines, la lumière crue, la tôle. &amp;lt;br&amp;gt;On se croirait dans Les Temps modernes de Charlie Chaplin, en moins drôle. Ça a de quoi pousser au suicide. J’en connais qui y passent leur vie. Seul moment où je suis véritablement conscient de ma chance. Pour moi, ce n’est qu’un passage.&amp;lt;br&amp;gt;En été, c’était l’esclavage. Blanchir à vue d’oeil sous les néons. Dire que d’autres sentaient le soleil jusqu’à l’intérieur de leurs tripes. Quelque part.&amp;lt;br&amp;gt;Ça vous rend maigre, ça vous coupe l’appétit, ces champignons. Pendant huit heures d’affilée. Je ne peux ni les voir, ni les sentir une fois sorti. De là à en manger. J’en cauchemarde, parfois. Il faut croire que mon imaginaire n’a rien de mieux à rêver. Ça me désole.&amp;lt;br&amp;gt;Je croyais qu’en automne la tâche serait moins ingrate.&amp;lt;br&amp;gt;Grave erreur.&amp;lt;br&amp;gt;La brume, le froid de la bise, la couleur des feuilles, leur danse, leur éclat me rendent plus nostalgique de la nature que jamais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, rien ne change. Moi. L’usine.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<title>Bien.</title>
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				<updated>2010-10-29T10:22:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Il ne savait pas comment il était arrivé à son appartement, mais comment il avait atterri dans son lit, oui. Un avion à réaction touché en plein vol, bourré de caisses et de ferraille, comme il s’écrase sur la piste. Il avait l’impression de s’être retourné un tel nombre de fois. Sa peau supportait à peine le contact des draps. La sueur, l’odeur de bière embrassaient son corps, rancissaient son esprit. Il lui semblait que Mathilde était là, l’avait accueilli avec les yeux qu’elle lui faisait de plus en plus souvent, comme si elle se sentait tout aussi mal que lui en le voyant ivre; il était une écharde sous sa peau, qu’elle désirait oublier. Il ne la voyait pas, il ne la sentait pas à ses côtés. Avait-elle claqué la porte. Hilarant. Il devait ricaner, il devait, ensuite, aussi rire. Rien n’était très important, peu lui importait, ce qu’elle pouvait en penser, qui elle voulait baiser. Pas important Mathilde. &amp;lt;br&amp;gt;Sven l’avait entraîné dans les bars les plus divers, sordides et moins, il avait dû vomir. Maintenant, son ventre l’élançait encore. Quatre heures du matin, sa tête le laissait encore tranquille, mais il allait personnellement assister au lever de soleil de sa torture, il le sentait. Certains visages de femmes dansaient encore sur le plafond sombre. Qu’avait-il fait, il ne se souvenait plus. Il avait beaucoup ironisé, il avait failli se bastonner avec un autre crétin qui l’avait mis hors de lui. Pourquoi. Un hoquet le souleva. Passer la main sur un front mouillé. Ou comment prendre toute la merde dans ses tripes pour s’en peinturlurer la face. Bien Jörg, bravo Jörg. Tu vas changer ta vie en te prenant des cuites pareilles, c’est sûr. Et qu’est-ce que tu veux changer, grand con?&amp;lt;br&amp;gt;Il se sentait une envie de pleurer, il s’en serait ravalé les yeux. Pas possible d’encore s’apitoyer sur son sort. Il était vivant entre deux murs, une planche, un matelas, une migraine et sa bêtise. Ces bruits dans la cuisine qui grattaient à son esprit comme si elle se mouchait, comme si elle reniflait, sa Mathilde, parce qu’il était quand même abject. Elle ne serait pas partie? Il la voulait. Dans leur lit, encore. Un vicieux besoin de la détruire. Il savait, il finirait bien par y arriver. &amp;lt;br&amp;gt;Il ferma les yeux. Le plafond ne virevoltait plus. Sven dans la cuisine à réconforter sa femme, à la caresser comme pour l’obtenir. Sven obtenait tout ce qu’il désirait. Cette vision hantait ses nuits. Il avait peur de ne plus pouvoir gérer cette percée lancinante dans ses omoplates. Et se tenir droit, au moins. Plier les genoux sous le choc, mais se tenir droit, Mathilde. Il se sentait très vieux, alors que le plafond ne dansait plus, que son foie jouait encore. Le temps passait sans lui, parfois, souvent, lui brisait les os. Quel âge. L’âge, peu importe l’âge. Le taux d’alcoolémie aussi. On se sentait vieux parce qu’on se sentait vivre une fois de trop. Il ne pouvait même pas se plaindre de sa personne, il ne savait pas ce qu’il aurait fait autrement, manger, dormir, naître. C’était juste là, comme une tumeur dans sa pensée, ne pas pouvoir se faire plaisir à chaque instant, ne pas pouvoir être… un peu plus fort, un peu plus beau, un peu moins bête. Il rit d’un souffle à ses mauvais jeux d’esprit. Un jour son ironie le tuerait, pas la cirrhose.&amp;lt;br&amp;gt;Pourquoi la cuite? Pourquoi respirer? Penser à Sven, sûrement que c’était lui qui l’avait traîné à cette porte, à cet appartement. Mathilde l’avait forcément vu, que lui avait-elle jeté à la figure, l’avait-elle touché. Il aurait voulu connaître les mots, les gestes, et lire tout ce qui s’y cachait. Il voulait les confronter enfin, ces deux comètes, qu’elles explosent. Les forcer à tout avouer, à lui dire ce qu’il en était. S’il pouvait intégrer l’asile ou s’il partait pour de bon ailleurs, loin de tous ces cinglés qui lui prenaient la tête. S’il se déchirait un peu en claquant une dernière fois cette porte, ce ne serait pas grave. Pas grave. Il y avait pire, les enfants qui mourraient de faim, ceux qui mourraient de fin, les ours polaires et les bébés phoques, Brigitte Bardot, Syd Barrett, [[24 octobre, 9 h 20|l'usine]], la migraine qui lui couvrait le crâne des ailes.[[Category:Jörg|jörg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|tut]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Pour_la_route</id>
		<title>Pour la route</title>
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				<updated>2010-10-25T12:01:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;«[[Bien.|Tiens, bois ça]].»&amp;lt;br&amp;gt;Je devais trop m’appuyer à la barrière de son balcon. Il est vrai que parfois je joue avec le fantasme d’en sauter, surtout avec toute l’herbe verte qu’on pouvait voir en contrebas. Ces envols de haut en bas n’étaient certainement pas étrangers à mes migrations de gauche à droite puis droite à gauche, de pas chez moi à pas chez moi, de pas chez moi à chez moi. Il y avait toutefois pire que de mourir sur du vert. Tous ces cravatés qui grattaient le ciel et la bourse en 1929 et en 2009 avaient dû le constater&amp;amp;nbsp;; il y avait aussi le gris bitume. Rouge et vert, on parle de couleurs complémentaires.&amp;lt;br&amp;gt;Sven avait posé un petit verre de liquide ambré sur la balustrade grise, et ce contraste me plaisait déjà plus que le gris et le rouge. &amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;C’est du whisky&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;&amp;lt;br&amp;gt;– Glenmorangie, le meilleur.&amp;lt;br&amp;gt;– Somptuaire dépense.&amp;amp;nbsp;» J’en avais entendu parler, et j’avais aussi lu les notices d’emballage en traversant un de ces magasins détaxés d’aéroport, mais n’avais jamais eu le loisir ni l’argent de m’en procurer une bouteille.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Avec une pointe d’eau, histoire de travailler sur son corps.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Je ne me suis pas retrouvé dans un jardin italien entouré de mandariniers, de poiriers, de pommiers et de citronniers ni n’avais-je l’impression d’avoir ingurgité de la menthe sauvage voire des fleurs de géraniums, mais je reconnais que cette gorgée était savoureuse et subtile pour un ignare comme moi, que je ne la recrachai pas comme il m’était arrivé de le faire plus jeune, lorsqu’on je m’essayais au whisky à dix francs à même le goulot. Je laissai échapper un soupir en reposant&amp;amp;nbsp;[[Abricoderm|l’offrande exceptionnelle]] de Sven.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;“Un dernier pour la route”, quelle expression absurde&amp;amp;nbsp;!&amp;lt;br&amp;gt;– C’est pour cela que je ne l’ai pas utilisée...&amp;lt;br&amp;gt;– Premièrement, ce n’est pas le dernier, deuxièmement parler de la vie humaine en terme de route serait en tailler un grossier portrait.&amp;lt;br&amp;gt;– Peut-être aussi parlait-on simplement de route.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Et c’est ainsi que dans un premier tant je me désintéressai de la couleur de l’herbe en dessous du balcon de Sven pour m’intéressait à la couleur de son whisky.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|tut]]&amp;amp;nbsp;[[Category:Jörg|jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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		<id>https://simultan.cybertexte.ch/index.php/Sym%C3%A9trie_automnale_de_l%27hiver</id>
		<title>Symétrie automnale de l'hiver</title>
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				<updated>2010-10-25T12:01:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Leilap: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;amp;nbsp;Un dimanche blanc était tombé sur nous. Il nous arrive trop souvent de l’appeler gris quand il ne l’est pas, symétrie d’une chute de neige d’octobre. Le ciel assourdissait tous les bruits et m’assourdissait aussi l’âme. On J’avais rassemblé mon énergie pour m’échouer sur le canapé, la tête renversée sans voir le plafond et profitait de l’indifférence de mon compagnon pour jouer à mon aise mon rôle de baleine en danger de mort. Sven m’hébergeait pour quelques jours, car je m’étais brouillé avec Mathilde. Ce n’était pas la première fois ni la dernière fois que cela m’arrivait et même si cela me jetait dans une mélancolie vague, le ciel d’automne contribuait plus à noircir mes pensées de sa clarté mensongère.&amp;lt;br&amp;gt;Plusieurs fois, mon ami fit passer son ombre dans mon champ de perception. Une casserole qui tinte sur la cuisinière, le gaz qu’on allume, qui me ramenait au magistral ''Alan’s psychedelic breakfast'', et me donnait l’excuse d’autres treize minutes d’hallucinose.&amp;lt;br&amp;gt;J’enviais Sven pour sa cuisinière à gaz et pour son plafond boisé, pour son manque d’attaches aux femmes et pour son flegme. Je l’enviais pour ses mains de musicien qui pouvaient être comparées à l’architecture de Calatrava dans la finesse de leur tension.&amp;amp;nbsp;Peut-être aussi plaignais-je les femmes tombées amoureuses de lui à cause de ces mêmes mains.Est-ce que Mathilde aurait [[Mathilde|aussi]] cédé face à ces mains-là&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;L’odeur du café qui émanait de la tasse qu’il posa devant moi me fit sortir de ma léthargie. Naturellement que j’avais passé ces troubles identitaires. Je me serais presque convaincu, un autre jour. Sans doute une autre illusion d’une longue liste que de vieillir réglait ce genre de problèmes.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Arrête de broyer du noir dans mon salon, tu vas finir par faire des taches.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;br&amp;gt;Je me redressai, alerté par le fait que Sven se manifeste.&amp;lt;br&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Et le Glenmorangie&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– [[Pour la route|Tu n’es pas assez mal pour ça]]. D'ailleurs, je l’ai fini l’autre jour devant un film de Jim Jarmusch. &amp;lt;br&amp;gt;– Tu ne fumes même pas, pourquoi te complaire devait ces héroïnes sombres&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– Depuis quand ne remarques-tu plus mes cendriers&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;br&amp;gt;– Depuis quand est-ce que j’oublierais que ce sont tes femmes qui remplissent tes cendriers&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;» Pour toute réponse, il s’empara de ma tasse de café pour y dérober une gorgée. Je suis chez moi, je peux reprendre ce que je donne sans voler. C’était un principe magnifié par son culot. Il l’aurait fait avec n’importe quel invité sans arrières-pensées. Quelqu’un de mesquin comme vous et moi pour punir ces propos déplacés, mais Sven avait déjà oublié ce que je venais de lui répondre. La parole était pour lui un microcosme humain autarcique, placé quelque part derrière notre ménisque droit.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sven|tut]] [[Category:Jörg|jörg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Leilap</name></author>	</entry>

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